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De toute façon, on est les meilleurs depuis 1967.

On doit tous faire notre juste part

Dans le climat d’austérité que nous vivons, il est important que tout citoyen fasse son possible pour bloquer les politiques débiles de notre gouvernement.

Il n’est pas très compliqué de montrer notre désaccord contre le gouvernement. Les lettres qui sont envoyés aux bureaux des ministres sont toutes lues (pas par le débuté, évidement) et compté.  Un peu comme pour les plaintes faites à Radio-Canada, ils doivent considérer qu’il y a 100 personnes choqués à propos d’une annonce à chaque fois qu’une plainte est envoyée sur la dites annonce.  Les lettres d’opinions ont plus d’impact qu’on le croit puisque l’opinion de la population est très importante pour les politiciens.

Si vous êtes dans un compté libéral, vous êtes chanceux : En envoyant une lettre à votre député, vous cibler directement le parti au pouvoir. Sinon, vous pouvez aussi envoyer une lettre au ministre qui s’occupe du dossier qui vous choque. Si vous en ressentez le besoin, il est toujours possible d’envoyer la lettre au premier ministre ou, encore mieux, choisir toutes les options!

Pour être un bon citoyen, il faut trouver ce qui nous énerve le plus dans les dernières actualités et choisir ce qui est le plus important de défendre. Chanceux que vous êtes, il y a pleins d’options!

Poeti et le transport en commun

Le projet d’allongement de la ligne bleue est prêt depuis longtemps.  Les études (très couteuses car très précises) sont toutes terminées.  Il ne reste qu’à commencer à creuser, puisque les budgets avaient étés confirmer par le partit québécois. Notre merveilleux ministre des transports, responsable de la région de Montréal à plutôt opté sur une nouvelle vague d’études à faire. Ce monsieur improvise dans tous les sens en proposant d’abord un métro à l’extérieur sur la rue, résonnement impossible dû au manque d’espace sur la rue Jean-Talon à cet endroit.  Ensuite, Robert Poëti divague et propose un métro en hauteur, «6, 10 ou 20 pieds dans les airs». Les chroniqueurs politiques se sont déchaînés contre cette improvisation digne d’Allo-Poly. On ne comprend pas pourquoi devrons-nous mettre en hauteur un métro sur un système à pilotis en béton. On connait tous les horreurs que donnent les constructions à pilotis, Montréal travail sur des projets pour enterrer les cicatrices qu’elles laissent à la villes et Poëti veut en construire d’autres.  Pincez-moi, je rêve!

 

Bolduc, acte 1

Le ministre Bolduc à accumuler les bourdes depuis son entré dans son ministère. La prime de 215 000 $ qu’il a touché pendant son passage à l’opposition. Cette prime me choque profondément. Non seulement, il a profité de son temps à l’opposition pour toucher un deuxième salaire, mais en plus il a touché une prime de départ pour avoir abandonné ses clients 18 mois plus tard. Habituellement, le rôle d’un député est important.  Il faut être en chambre, faire de la représentation dans son arrondissement, et surtout, il faut être au courent de tous les dossiers qui passe dans les mains du gouvernement pour être en mesure de les discuter, de les mettre en cause et de proposer de meilleurs solutions. Si bolduc avait assez de temps pour prendre 200 patients, c’est qu’il n’a pas pris au sérieux son rôle de député.

Bolduc Acte 2

Vous croyez que j’avais fini de ce charment ministre? Que nenni, on passe au second acte de son règne. À peine quelque mois après avoir été placé à la tête du ministère de l’éducation, Bolduc nous sort une de ses répliques les plus célèbres à propos des coupures dans les bibliothèques des écoles primaires et secondaires : «Il n’y a pas un enfant qui va mourir de ça et qui va s’empêcher de lire, parce qu’il existe déjà des livres [dans les bibliothèques]. J’aime mieux que les commissions scolaires achètent moins de livres.» Heureusement, les commissions scolaires lui sont tombées dessus. Pour un ministre, il est assez mal vu d’utiliser ce genre d’argument un peu «ridiculisateur» après avoir sabré dans le programme d’achat de livre. De plus, l’achat régulier de livres neufs est important pour les écoles. Les élèves ne veulent surtout pas lire les mêmes livres que nous avions. Les enfants veulent lire le derniers livres à la mode, celui que tout le monde a, celui que tout le monde veux lire. Même si une bibliothèque est pleine de livre, les jeunes ne voudront pas nécessairement lire ceux qui sont sur les tablettes. Si un magasin est plein de vêtement mais qu’ils sont tous super laids, allez-vous les achetez quand même? Pour encourager les enfants à la lecture, il faut que les livres soient attreillant, il faut donc un bon taux de roulement. L’expression «se mettre les pieds dans la bouches» va très bien au ministre dans l’éducation dans cette situation.

Bolduc, Acte 3

Tous le monde connait l’acte 3 : « Il est permis de faire des fouilles à nu, à une seule condition, il faut que ça soit très respectueux, il y a un cadre qui doit être respecté » Est-ce que j’ai vraiment besoin de vous donner des détails? Cette même journée, Bolduc à aussi couper dans le programme «Chapeau les filles» un concours qui tente d’encourager les filles à se lancer dans des études scientifiques qui sont majoritairement détenu par les hommes. Cette coupure permettait une économie de 70 000 $.  Pour vous donnez une idée de cette somme, la prime de départ que Bolduc touchera grâce à sa démission est de 155 000$.  Cette prime est souvent refusée par les ministres qui démissionne mais notre ancien (yay) ministre de l’éducation semble croire que l’état est assez riche pour se permettre ce cadeau.

Heurtel, le petit génie

Bien que Poëti et Bolduc n’aient pas l’air bien à leur place dans leur ministère, c’est le ministre Heurtel.  La controverse sur les bélugas semblent maintenant lointaine mais elle n’a pas passée inaperçue. Lorsque le projet Trans Canada a décidé de commencer ses forages à Cacouna, il n’a pas été difficile pour eux d’avoir les permis nécessaires de la part du ministère de l’environnement, et les forages n’ont pas attendu pour être commencer.  Heureusement, des groupes de citoyens et de biologistes ont traîner la situation devant un juge qui a pris la défense des bélugas. Trans Canada devait arrêter leurs opérations mais le blâme est tombé sur le ministère.  Heurtel n’a pas eu la colonne vertébrale nécéssaire pour déclarer qu’il réparerait sa faute et qu’il travaillerait à ce que ça ne se reproduise plus. Au contraire, il a blâmé les employés de son ministère, les accusant d’avoir fait un mauvais travail. Minable.

Vous avez donc tout ce qu’il faut pour vous plaindre de votre gouvernement.  J’espère que vous ferait comme moi et que vous aurez le plaisir d’inonder les ministères et les bureaux de compter de vos lettres de plainte.  Vous pouvez aussi m’en envoyer personnellement, j’aime recevoir des courriels de mes lecteurs même si ils sont négatifs. Hé oui, j’adore avoir de l’attention!




*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.

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