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Brel revisité

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Une reprise des classiques de Jacques Brel avec mise en scène originale de Luc De Larochellière

C’est bien connu, l’œuvre de Brel est intemporelle. Les hommages à ce grand chanteur francophone se sont succédés au fil des années et un nouvel opus du genre aux saveurs québécoises est sur le point d’éclore. Au Café du monument national, le 11 novembre, des grands de la chanson québécoise se réunissaient pour un 5 à 7 musical afin de promouvoir leur album hommage et leur tournée du même nom, Ne me quitte pas : un hommage à Jacques Brel. On revisite les classiques du grand Belge avec aplomb mais humilité et par le biais de talents bien de chez nous. À la voix, nuls autres que Marc Hervieux, Isabelle Boulay, Paul Piché, Diane Tell, Marie-Élaine Thibert, Luc De Larochellière, Pierre Flynn, Bruno Pelletier, Bïa, Catherine Major et Danielle Oddera pour attaquer un des répertoires les plus riches, passionnés et poignants de la francophonie. Ils sont accompagnés de l’excellent pianiste Benoit Sarrasin et guidés par le metteur en scène, et chanteur pour l’occasion, Luc De Larochellière.

Pour l’occasion, nous avons eu droit à des performances de Catherine Major, Luc De Larochellière (remplaçant Marie Élaine Thibert) et Marc Hervieux jouant respectivement les morceaux immortels Quand on a que l’amour, Mathilde et La quête. Bien que toutes les performances furent plus que respectables, c’est l’interprétation d’Hervieux qui a réellement ému le public. Sa voix de ténor n’enlevait rien au caractère rêveur du morceau, mais le portait. C’est aussi, à mon avis, le chanteur qui a fait le plus « du Brel », autrement dit, c’est celui qui restait le plus dans le rythme initial des paroles sans briser la fluidité de la chanson originale tant aimée de tous. En tant que fans de Brel et de son œuvre, il faut dire qu’on a du mal à se laisser porter par une nouvelle interprétation trop éloignée de la source.

Cette démonstration, avant d’être un tremplin médiatique pour faire mousser les ventes de l’album et des concerts, était aussi un avant-goût de la sobre mise en scène signée De Larochellière. Une scène mise à nu : le pianiste, le micro et l’âme de l’interprète, plus vulnérable que jamais. On ne cherche donc pas à trop s’éloigner des performances du maître Brel en live. On parle de celui qui avait habitué ses fans non pas à des concerts mais à de véritables confessions de ses états d’âme portés surtout par sa voix et son langage physique tantôt tempétueux, tantôt apaisants. C’est selon moi, cette fidélité à l’esprit Brel, mêlée aux interprétations personnalisées de chanteurs de haut niveau qui seront garantes d’un succès que je leur prédis instantané.




*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.

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