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Cuisine & confessions : intime et magique

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  • Encore une fois, les 7 doigts de la main offrent une per- formance merveilleuse, qui saura émerveiller chacun. Mais attention! Le feu est contagieux!

    Soyons honnêtes. En tant qu’étudiants, qui a les moyens d’aller voir un spectacle? Tant qu’à payer 25$, autant acheter une bouteille de vodka, ou des Corn Flakes, n’est-ce pas? FAUX! Le premier est
    pour une soirée plus intéressante entre amis, et le second est pour une nutrition non-équilibrée, mais qu’est-ce que cela en comparaison avec une expérience qui laissera sa marque dans votre imaginaire à jamais? Que ça soit pour clore la soirée la plus romantique possible, ou pour explorer de nouveaux horizons, il est à parier que “Cuisine et Confession” ne vous laissera pas indifférent.

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    Déjà, en entrant dans la sale circulaire de la Tohu, nous sommes accueillis par une délicieuse odeur d’épices et de cannelle, venant de partout à la fois. Les artistes se promènent dans la salle, offrant des pâtisseries faites sur place aux spectateurs. Tour à tour, ils nous révèlent au micro leur péchés mignons, des souvenirs d’enfance concernant la nourriture, la famille, la table à manger et les conversations qui s’en émergent. Une myriade d’accents et de langue nous enveloppent. Espagnol, italien, suédois, anglais, français. Tous ces éléments tissent une toile exotique, multiculturelle, relaxante, dans une musique à faire fondre un glaçon.

    Mais chut, le spectacle commence, et on nous avertis que si notre voisin prends soudainement feu (ah, cette fameuse combustion spontanée), nous devons nous diriger vers les sorties appropriées, mais sans essayer de venir en aide à notre voisin, car « attention, le feu est contagieux ».

    Je tenais la main de ma copine, retenant mon souffle, m’émerveillant devant les deux acrobates anglophones qui virevoltaient dans des cadres de fenêtres, enchainant saut périlleux avant et arrières dans un manège époustouflant.

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    Le thème de la cuisine, ainsi que les expériences très personnelles de chacun des acrobates s’y rattachant nous offre une représentation très intime. On sent que chacun a versé au moins 3 tasses de son âme dans ce spectacle, où on ajoute une cuillère à thé d’émotions vives, avec 2 kg de performances acrobatiques incroyables, et un soupçon de magie. Le tout est cuit par le feu vif que cette performance éveille en nous, pendant les 1h39 du spectacle, pour un résultat à ne pas oublier.

    J’ai particulièrement aimé l’acrobate hispanique, qui racontait comment son père était disparu dans son enfance. Un grand tabou entourait son départ, mais il a plus tard découvert qu’il était un professeur universitaire alimentant des idées de rébellion, ce qui lui avait attiré les foudres du gouvernement en place.

    Alors qu’il était encore un bébé, l’armée a fait irruption chez lui, saisissant son père en le battant, et le torturant pendant plusieurs mois. Il entrecoupait son récit d’acrobaties sur un grand pôle vertical, mimant dans chacun de ses gestes l’histoire et l’émotion qui le saisissait.

    À l’apothéose de son récit, lorsqu’il racontait comment son père était amené au poteau d’exécution pour se faire fusiller, il grimpa tout en haut, se mit à l’envers, tenu uniquement par ses cuisses, et s’est laissé tomber de toute la hauteur du mat, pour ne s’arrêter qu’à un centimètre du sol.

    J’ai crié avec les autres…

    Ultimement, je vous recommande énormément ce spectacle, encore en représentation jusqu’au 16 novembre. Vous ne pourrez pas le regretter.

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    *Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.
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