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Vélo à Montréal

On ne pouvait pas parler d’environnement sans parler de cyclisme!

Le transport est une source de pollution incroyable et la tendance montréalaise est à l’utilisation de la bicyclette.  Il y a tellement d’avantages à utiliser un vélo!  Pour vous en convaincre, j’ai classé les arguments selon vos valeurs.  Ne vous fatiguez pas à tous lire, passez aux choses sérieuses!

Argument économique

Pour le prix d’une petite voiture usagée, (2500$, mettons), vous pouvez trouver des spécimens très intéressants!  En plus, les frais d’entretien sont minimes. En effet, vous débourserez 50$ par année pour un vélo de base si vous êtes prêts à vous mettre les mains dans l’huile. Pour ceux qui ne sont pas amateurs de mécanique, vous pouvez toujours l’amener à un mécanicien dans n’importe quelle boutique d’article pour cycliste. Une mise au point complète coûte environ 150$ ce qui reste négligeable par rapport à l’entretient d’une voiture. De plus, l’utilisation d’un vélo à l’avantage de vous faire éviter les stations-services et vous faire économiser énormément d’argent. C’est aussi une excellente alternative aux autobus car avec un peu d’entraînement, il est possible de se promener à peu près partout sur l’île de Montréal.  À part la marche à pied, je trouve difficilement des moyens de transports plus économiques. De plus, les stationnements sont beaucoup plus faciles à trouver et habituellement gratuit.  Ça a l’avantage de prendre moins de temps pour se trouver une place au centre-ville.

Argument environnemental

Ai-je vraiment besoin d’énumérer les avantages environnementaux de la bicyclette? Juste le fait de ne pas promener une tonne de métal à chaque fois que vous sortez de chez vous! Un déplacement relativement rapide qui fonctionne sans pétrole, n’est-ce pas extraordinaire! De plus, les vélos prennent moins de places et nécessitent moins d’espace de stationnement que les voitures, les stationnements pour vélos sont aussi moins coûteux à construire grâce à leur poids.
Plus d’espace dans les grands centres, c’est toujours une bonne chose, car on peut augmenter la densité de la population, sauver les terres arables et les forêts, et faire plein d’autres choses merveilleuses comme sauver des vies et apporter la paix dans le monde.

Argument santé

Le déplacement est un moment de perte de temps dans la journée. Que vous soyez en voiture ou bien en autobus, c’est difficile de maximiser son temps. En voiture, il est difficile de faire autre chose que conduire et écouter la radio. En autobus, si vous êtes très bon il est possible d’étudier, mais la plupart du temps, c’est la lecture qui est populaire dans les transports en commun. Par contre, si vous faites vos déplacements en vélo, vous en profitez aussi pour faire votre dose d’exercice de la journée. En faisant du vélo régulièrement, il vous sera plus facile de garder votre poids santé, d’être de bonne humeur, de mieux dormir, de mieux étudier, etc. bref, vous serez en meilleure santé. On va se le dire sans détour, ce n’est pas vraiment pour être en santé que je fais du vélo. C’est plutôt pour me donner le droit de manger tous les gâteaux que je veux, quand je veux! En effet, je me sens beaucoup moins coupable de manger une énorme pointe de gâteau au chocolat après avoir fait une heure de vélo.
Combat
Si vous pensez que je vois le monde du cyclisme comme un environnement joyeux avec des licornes et des arcs-en-ciel, détrompez-vous. Je suis consciente du nombre de batailles qu’il reste à gagner pour transformer Montréal en un endroit agréables pour tous les cyclistes. Plusieurs grands titres dans les journaux vous ont peut- être alarmé à ce propos. Premièrement, l’été 2014 s’est terminé avec son lot d’accidents, parfois mortels, souvent assez graves.
Emportièrage
L’emportièrage est un incident très courant à Montréal qui arrive lorsqu’un automobiliste ouvre sa porte devant un cycliste en mouvement. Si le cycliste va à une bonne vitesse, il passera par-dessus la portière (laissant son vélo derrière lui) et se retrouvera sur l’asphalte à la merci des autres voitures et des camions qui passent par-là. L’emportièrage peut résulter des blessures graves pour le cycliste, mais aussi pour le conducteur fautif. Bien que la plupart des cyclistes victimes d’emportièrage tentent d’éviter la portière en se tassant dans la rue, d’autres décident de foncer vers la personne qui a ouvert la portière. Ainsi, le choc est amorti en partie par le coin de la porte et la victime à tendance à finir son vol plané sur le capot de la voiture plutôt que dans la rue (ce qui est relativement plus sécuritaire). Malheureusement, cette technique a tendance à blesser le conducteur, ce que certains cyclistes sont prêts à payer pour éviter de se faire tuer. Si vous êtes victime de ce genre d’incident, il est important de le déclarer à la SAAQ sur le champ pour pouvoir être couvert si vous avez besoin de soins  (physiothérapie par exemple). Malheureusement, les policiers du SPVM ne savent pas tous que la SAAQ couvre ce genre de frais pour un cycliste étant donné que ce n’est pas considéré comme étant un « accident de la route » au sens de la loi.
Code de la route
Le code de la route est assez dur envers les cyclistes. Ce texte des
années 70 ne prend pas en compte la quantité de vélos qu’on trouve
maintenant à Montréal. C’est pour cette raison que les accidents de
vélos sont appelé « incidents » selon la loi. En effet, pour qu’il y ait
un accident, il faut au moins une voiture en mouvement. C’est cela
qui explique que les policiers ne savent pas toujours que la victime
d’un emportièrage peut contacter la SAAQ. De plus, il y a plusieurs situations troubles dans le code de la route. Par exemple le cas où il y
a une voie réservée aux autobus sur un boulevard. En effet, les vélos sont obligés de rouler à l’extrême droite de la route, sauf s’ils doivent tourner à gauche dans les prochains mètres. Alors si un boulevard a une voie réservée à droite (pour les bus par exemple), les cyclistes n’ont pas le droit de rouler dessus… ni le droit de rouler ailleurs. Cela reste un non-sens!

De plus, il est très difficile pour les vélos d’accélérer et de décélérer (par intermittence, bienentendu) souvent. Ceux qui ont écouté dans leur cours de mécanique comprennent pourquoi! Il est pénible pour un cycliste de prendre les rues résidentielles qui ont leurs lots de dos-d’âne et d’arrêts. Les « Stops d’Idaho » qui sont permis dans certains états des États-Unis sont proposés à Montréal. Ce genre
d’arrêt obligerait les cyclistes à ralentir comme si ils étaient devant
un « cédez le passage », mais il est très impopulaire auprès des  policiers du Québec. Cela fâche les communautés de cyclistes qui
prétendent que les automobilistes font déjà ce genre de stop sans
avoir de problème. Par contre, une voiture qui décélère de 40 km/h à
10 km/h, on a l’impression qu’elle fait un stop, alors qu’un vélo qui
passe de 15  km/h à 10  km/h ne donne pas l’impression de s’arrêter.

La ville de Montréal a encore beaucoup à faire pour encourager le cyclisme sur son territoire, mais je crois que c’est à nous de faire l’effort de prendre le vélo plutôt que la voiture. Malgré ses désavantages et ses dangers, le vélo reste le moyen de transport qui est le plus agréable au jour le jour.




*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.

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