Logo Le Polyscope
De toute façon, on est les meilleurs depuis 1967.

Gesaffelstein : le Métropolis dans les ténèbres

Gesaffelstein, la référence en musique techno-dark est de passage au Métropolis pour la tournée de son album Aleph.

Annoncé à Montréal pour la seule apparition canadienne de sa tournée nord-américaine, le DJ natif de Lyon a satisfait les attentes de ses fans montréalais. Après la passe Osheaga, Mike Lévy fait son retour dans nos salles de concert. Il terminera sa tournée au Terminal 5 de New York, finissant en beauté ces dernières années qui lui furent plus que fructueuses. Ses productions de son d’ASAP Rocky et de Kanye West pour son dernier album, Yeezus (pour les morceaux Black Skinhead et Send it Up) l’ont propulsé dans les tablettes de premier choix des gros producteurs hip-hop américains. Néanmoins, malgré la phase collaboration hip-hop, il n’a pas oublié ses fans purs et durs de dark-tech et il a tenté de les satisfaire une ultime fois avant de plier bagages.

Le roi de la dark-tech a joué ce 5 novembre au Métropolis avec Prince Club en première partie. Les écrans LED installés spécialement pour cette production ont définitivement contribué à l’expérience. Rayons lumineux synchronisés, écrans aux images glauques et angoissantes, tout avait été mis en place pour un environnement lugubre qui s’allie si bien au son de Gesaffelstein. Le Métropolis était bien une des seules destinations électro pouvant accueillir de tels écrans. Malheureusement, il était facile de voir que la salle était loin d’être à son comble, ce qui portera Gesaffelstein à considérer un retour aux plus petites salles montréalaises, à moins, bien sûr, d’un succès monstre de son prochain disque.

Il faut aussi dire que cette performance de Gesaffelstein a agréablement surpris le public. Beaucoup plus actif, engagé dans son jeu et surtout « live », le DJ français a sorti le grand jeu, surtout si on le compare à sa performance d’Osheaga. Autre surprise, il était aussi plus impliqué avec la foule, lui qui nous a habitué à un jeu plus froid et distant. Cet aspect, ajouté à ses nombreuses venues montréalaises dans la dernière année nous montre qu’il cherche à plaire au public de Montréal.

Pari réussi je dois dire, au Métropolis, tout y était, la performance, les effets spéciaux et l’ambiance. Cependant, prochaine fois, il faudrait s’assurer de le remplir.




*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.