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Yelle, une ambiance complètement folle

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La couleur et la lumière étaient au centre de ce spectacle des plus énergiques Photo © Maxime Callais

Le duo français était en visite à Montréal le 14 octobre dans le cadre de leur tournée américaine.

Le duo français était en visite à Montréal le 14 octobre dans le cadre de leur tournée américaine.
Ils ont fait vibrer le Théâtre Corona Virgin Mobile de leur musique électronique acidulée.

On ne présente plus Yelle, ce groupe breton d’électropop découvert sur Myspace et qui a fait danser l’Europe en 2007 avec leur reprise d’À Cause des Garçons.

Le duo a depuis parcouru beaucoup de chemin et sorti 2 autres albums studio, dont Complètement fou, le mois dernier.

Complètement fou

La pochette du nouvel album : Complètement fou

Malgré une maturité plus affirmée, ce nouvel opus reste bien dans le style qui a fait la renommée de Yelle : une pop électro aux influences des années 80, des paroles recherchées, à double sens, et le thème du sexe assez présent.
Aidé du producteur américain Dr Luke, le duo français a concocté pour les fans un album traitant de sujets des plus variés : Ba$$in parle de l’objectification des femmes (devant faire des « ronds avec [leur] bassin » pour attirer les hommes, les ronds faisant référence au mouvement des hanches, mais aussi à l’argent), Coca sans bulles de l’ennui que l’on peut ressentir en soirée, mais que l’on essaie de cacher (« Mais non, je n’m’ennuie pas/C’est vraiment trop sympa »), Nuit de baise I & II se passent d’explications (mais savent rester poétiques : « J’ai massé tout ton corps à la force de ma bouche/Le dessin de mes lèvres partira sous la douche »), Toho des mythomanes, ces menteurs compulsifs (jouant sur la sonorité de « Toho, mon ami Toho » et de « mytho »), ou encore Florence en Italie du syndrome de Stendhal (« Et j’ai la tête qui tourne/La beauté m’entoure/Ne m’aidez pas si je m’évanouis/Florence en Italie »).
Le résultat donne un CD qui fait danser la chanteuse Katy Perry. Et oui! L’Américaine a publié sur Twitter un gazouillis faisant l’éloge du nouveau tube du duo breton.

Une consécration qui démontre parfaitement le succès de Yelle sur notre continent. Mis à part Édith Piaf, Jacques Brel ou plus récemment Stromae, rares sont les artistes francophones à percer chez nos voisins du sud.

C’est d’ailleurs pour cette raison que Yelle a décidé de commencer la promotion de son nouvel album avec un tour nord-américain.
Accompagnés d’un deuxième batteur, Yelle (Julie Budet) et GrandMarnier (Jean-François Perrier) se donnent corps et âmes sur scène.
Au chant, Yelle arrive sans problème à électriser un public déjà conquis. Public qui d’ailleurs se trouve être pour moi la surprise de cette soirée : mature et sans complexes. Ça change des groupes de gamines de secondaire 3 te marchant sur les pieds pour s’approcher le plus possible de la scène.
En parlant de scène, on voit mal Yelle se produire dans un espace plus grand. Le Théâtre Corona Virgin Mobile était l’endroit parfait pour ce concert intime et énergique.

Yelle

Yelle et son original costume en lacets de chaussures.
Photo © Maxime Callais

Du côté de la mise en scène, cette soirée avait tout pour plaire : placés bien en valeur, les deux batteurs donnaient le ton, la chanteuse, occupant toute l’avant-scène, partageait son impressionnante énergie, et à la technique, les effets visuels procuraient une dimension incroyable au spectacle. C’étaient jeux de lumière sur jeux de lumière, des couleurs à en faire tourner la tête, et une ambiance différente pour chaque morceau. Julie Budet rentrait parfaitement dans le thème, puisqu’elle a arboré plusieurs tenues plus extravagantes les unes que les autres : une combinaison noire recouvertes de gros lacets de chaussures, une robe bouffante jaune canari en mousse ou encore une robe cocktail verte aux imprimés abstraits.

Yelle

La couleur et la lumière étaient au centre de ce spectacle des plus énergiques
Photo © Maxime Callais

Après avoir passé en revue les tubes de ses 2 premiers albums et les morceaux de son dernier (sorti 2 semaines plus tôt, mais que les fans connaissaient déjà par cœur), Yelle nous a fait le plaisir de s’adonner à un bain de foule, profitant de l’occasion pour prendre des photos avec son public et signer des autographes.

C’est donc sur une impression plus que positive que nous avons quitté le Théâtre Corona Virgin Mobile, en attendant déjà le retour de Yelle sur Montréal.




*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.