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The head and the Heart, une performance merveilleuse.

Un spectacle pleins de surprises

C’est au théâtre Corona, une nuit douce, que je suis allé voir la prestation de The Head and the Heart. En entrant, on a l’impression d’arriver au-devant d’une scène destinée à des spectacles du 18ème siècle, grâce au décor antique et surréaliste. L’air dessine des volutes tourbillonnant au gré de la foule, baignant dans la fumée carbonique. La majorité des mâles de l’assemblée, tous entre 20 et 35 ans,  abordent une majestueuse barbe, souvent accompagnée d’une paire de lunettes et d’une coupe typiquement hipster. Les filles s’étaient faites belles et la majorité étaient en face de la scène, où les auditeurs se tenaient debout. La majorité semblaient hystériquement excitées en attendant les musiciens, alors que leur compagnons achetaient de la bière au bar en arrière du parterre.

Voilà qu’ils arrivent. Je monte au balcon, découvrant avec contentement des sièges, et une assemblé plus calme. Je m’assois et regarde avec étonnement les musiciens. Un drummer avec de long cheveux blonds lui couvrant la figure, un bassiste , un guitariste, un pianiste, un chanteur (très beau, dis-je objectivement du haut de mon hétérosexualité) et une chanteuse-violoniste avec une voix d’ange.

Je suis immédiatement ravi par la qualité de leur chansons. Chacun des musiciens offre une performance très bien exécutée, enchaînant de manière fluide les passes compliquées, très belles. Leur musique est variée, changeant tantôt d’un style langoureux, doux, endormi, à un style électrifiant, entraîné, s’arrêtant au passage à des musiques de style plus nostalgiques, sentimentales.

Je me surprends à avoir des frissons. Les paroles de leur chansons creusaient en moi, allant chercher des émotions fortes. Il était d’ailleurs parfois difficile de bien comprendre les paroles, principalement à cause du volume très élevé des autres instruments, mais après un ajustement, la soirée s’est très bien passée.

Également, il semblait que les techniciens de lumière n’étaient pas pleinement conscients qu’ils nous aveuglaient continuellement, donc au milieu du spectacle, je décide d’aller rejoindre les personnes au parterre. Ça me permets d’apprécier la performance de manière bien plus personnelle, baignant dans une foule compacte de filles sous hypnose devant les yeux du chanteur principal. Après quelques autres chansons plus rapides, c’est déjà la fin, mais rappelés à l’avant sous les applaudissements qui n’en finissaient plus, nous sommes gratifiés par trois autres chansons. Une, chantée par le guitariste en solo, était tellement touchante que j’ai dû réprimer quelques larmes. Mais tout le monde rembarque, terminant en beauté avec des chansons incluant tous les spectateurs.

Je croise une personne de mon cours de karaté en sortant, et je lui dit que j’ai été agréablement surpris, pour une personne ne connaissant pas leur travail. J’ai adoré la performance, l’ambiance, le décor, les musiciens.

Je vous recommande leur musique. Si vous aimez les musiques jolies, optimistes, joyeuses, langoureuses, douces ou électrifiées, écoutez The Head and the Heart.

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*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.

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