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Le Los Angeles Philharmonic à l’OSM

Au programme: Tchaïkovski et Corigliano.

En tournée en Amérique du Nord, l’Orchestre Philharmonique de Los Angeles (OPLA) était l’invité de la Maison Symphonique de Montréal le temps d’une soirée mémorable.

Au programme, la Symphonie N°1 de Corigliano (1989) et la Symphonie N°5 de Tchaïkovski, deux oeuvres très différentes tant au niveau de l’origine géographique du compositeur que du mouvement musical associé.

La première, composée par le new-yorkais John Corigliano est résolument contemporaine: l’orchestration dans laquelle les cuivres ont une position importante ainsi que les nombreuses dissonances l’inscrivent dans ce mouvement. La symphonie  a entre autres été écrite pour des artistes et amis du compositeur morts du SIDA. On ressent effectivement beaucoup de pathos dans cette oeuvre et les passages où le piano joue en coulisses pour évoquer son ami pianiste disparu sont particulièrement émouvants. Le tout est globalement assez torturé et cacophonique mais la direction de Dudamel en fait un objet finalement digeste et certains passages dans lesquels tout l’orchestre vibre littéralement à l’unisson sont extrêmement saisissants.

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Gustavo Dudamel, jeune chef d’orchestre Vénézuélien de l’OPLA, a reçu une véritable ovation.

Inutile de présenter Tchaïkovski, illustre figure du romantisme lyrique. La Symphonie N°5 est, nous dit-on, l’une des douze symphonies les plus jouées. Cepandant, il ne faut surtout pas en déduire qu’elle est aisée à interpréter. Écrite sous le signe de la providence et du destin, elle fut composée par le musicien russe alors que pesqient sur lui de graves soupçons d’homosexualité (peut-être est-ce le lien subtil qui relie les deux oeuvres ?).

Le concert s’est clos sur une véritable standing ovation pour les musiciens et surtout pour son jeune chef d’orchestre vénézuélien Gustavo Dudamel. C’était probablement un triomphe comme je n’en avais jamais vu à l’OSM. Sous les hourras extatiques du public, le rappel s’imposant et c’est avec un bonheur non feint que l’orchestre a interprété la Polonaise de Tchaïkovski.

Mots-clés : osm (19)



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