Logo Le Polyscope
De toute façon, on est les meilleurs depuis 1967.

Entrevue avec des élèves en échange à Poly

Aperçu article Entrevue avec des élèves en échange à Poly
Cliquer pour agrandir
 (lien ouvrant dans une nouvelle fenêtre)
Le Naimportoù de Joseph qui parcourt le monde sur naimportou.tumblr.com et sur Facebook

Vous n’êtes peut-être pas au courant, mais chaque année, Poly accueille plus de 500 élèves en échange!

Vous n’êtes peut-être pas au courant, mais chaque année, Poly accueille plus de 500 élèves en échange! Il peuvent être au bacc, à la maîtrise, ou même en stage, et viennent de partout sur la planète. Leur vision de leur expérience montréalaise pourrait vous surprendre!
Entrevue avec Joseph Heng, Patricia Höner et Steve Law :

 

Le Polyscope : Qui êtes-vous et d’où venez-vous?

Patricia : Je m’appelle Patricia et je suis en échange depuis Berlin en Allemagne. C’est déjà ma deuxième session, et malheureusement il ne me reste plus beaucoup de temps à Montréal.

Joseph : Je suis un étudiant Français qui fait ses études à l’École polytechnique fédérale de Lausanne en Suisse et je suis venu à Poly pour faire un échange de deux sessions.

Steve : Je m’appelle Steve et je fais un bacc en Physique appliquée. Je suis à Montréal pour un stage de 22 semaines grâce à un partenariat entre Poly et Nanyang Technological University de Singapour.

 

P : Qu’est-ce qui vous a surpris à votre arrivée?

S : La rigueur de l’hiver canadien, car je n’avais jamais ressenti le froid à un tel point, malgré mon échange en Norvège l’année dernière!

J : Ah, tellement de choses! Des interactions sociales à la forme des cuvettes de toilettes en passant par l’existence du mot « gougoune ». Le plus grand choc est sûrement quand on va dans une épicerie pour la première fois et qu’on découvre les produits « bizarres » qui n’existent pas chez nous (du jus en canne, du « fromage suisse », du lait en sac, etc.)

P : Pour moi, c’est la gentillesse des gens, en particulier des conducteurs de bus. À Berlin, aucun conducteur ne salue les passagers avec un gentil « Bonjour ».

 

P : Quelle est la principale différence avec votre pays?

J : Je dirais que c’est la façon d’interagir avec les gens. Les gens ont l’habitude de faire du small talk ici et il est plus facile de les aborder, en particulier par rapport aux Suisses. Par contre, ça peut prendre plus de temps pour devenir proche de quelqu’un. Une autre différence, et particulièrement avec la France, est la notion de responsabilité individuelle qui est plus forte au Québec, par exemple, j’ai l’impression que c’est plus commun ici de financer ses propres études.

P : Chez nous on mange des « pommes Schranke » (frites avec ketchup et mayo) à la place de la poutine!
Une réponse plus générale est assez difficile… mais les logements sont très différents de ceux de Berlin. On n’a pas de petits appartements tout au long d’une rue, on a plutôt de grandes maisons, séparées en différents appartements – et des fenêtres super biens isolées comparé à celles de Montréal!

S : À Singapour, le pourboire n’est pas nécessaire puisque le service est inclus sous forme d’une taxe distincte, au contraire de Montréal, où le pourboire est fortement encouragé et le montant des pourboires donné est largement déterminé par la qualité du service.

Patricia et les plaisirs du Carnaval de Québec! (c) Rébecca Gaudreau Taillefer

Patricia et les plaisirs du Carnaval de Québec!
© Rébecca Gaudreau Taillefer

P : Qu’est-ce que vous aimez de Montréal et du Québec?

P : À Montréal, j’aime l’ambiance dans la ville, les nombreux petits cafés et les petits concerts à un prix imbattable! Au Québec, j’aime la nature, les forêts en automne et la neige (mais PAS le froid !)

J : J’adore vraiment les Québécois, j’ai fait de belles rencontres. J’adore aussi la langue (même si je ne comprends toujours pas tout). Puis j’ai été également agréablement surpris par le climat, les saisons sont plus marquées ici. J’ai passé un des étés les plus chauds de ma vie, puis j’ai adoré les couleurs en automne, et l’hiver. Même s’il a fait froid, la vie ne s’est pas arrêtée, avec les glissades, les patinoires et les festivals d’hiver. La poutine a aussi été une très belle découverte (surtout en hiver).

S : Moi aussi, j’aime la chaleur et la sincérité des gens, et également leur sens du patriotisme.

 

P : Qu’est-ce que vous aimez moins de Montréal et du Québec?

S : Même s’il y a une très grande variété de choix de cuisines internationales à Montréal, les mets de Singapour me manquent, comme la raie grillée au barbecue et le kway chap (soupe aux intestins de porc) qui ne sont pas facilement disponibles ici.

P : Je n’aime pas le métro! Il fait toujours trop chaud et la qualité de l’air est tout sauf agréable! De plus, les températures au-dessous de -20°C ne sont pas mes préférées… Ah et le prix trop élevé d’alcool! Ça ne me plait pas trop d’acheter une bière pour le triple du prix comparé à l’Allemagne.

J : On se sent plus dans une société de consommation qu’en Suisse. Je trouve ça ridicule qu’on puisse avoir une portion de frites ou un café deux fois plus grands pour quelques sous de plus. Aussi je trouve que c’est dommage que Montréal ne soit pas plus écolo, j’étais vraiment choqué quand j’ai vu que vous utilisiez des assiettes et des couverts [NDLR : des ustensiles] en plastique à Poly. Et finalement, on a tendance à manger plus gras ici et ça fait mal par où ça passe!

 

P : Avez-vous voyagé autour de Montréal?

S : Je suis arrivé au début de la session, donc je suis allé au Vieux-Port, au Parc du Mont-Royal, et j’ai assisté à plusieurs festivals comme l’Igloofest, Montréal en Lumière et la Nuit blanche. Et je vais bientôt avoir ma première Saint-Patrick!

P : Oui, je suis allée au Mont Tremblant, au Carnaval de Québec et au festival Western à St-Tite avec le COPEC (j’aime le COPEC!) [NDLR : le COmité Poly ÉChange, le comité en charge des activités pour les élèves étrangers]. J’ai aussi fait du ski au Mont Sutton et j’ai visité Ottawa, Toronto, New York et Boston. J’aurais aimé voyager plus, mais je manque de temps.

J : Oui et c’est pas fini! Pour l’instant j’ai fait Mont Tremblant, Québec, les fjords du Saguenay, le lac Saint-Jean, Ottawa, les chutes du Niagara et New York. C’est une partie génial de l’échange, on fait du tourisme en continu.
J’y emmène mon nain que je prends en photos, vous pouvez les voir ici.

Le Naimportoù de Joseph qui parcourt le monde sur naimportou.tumblr.com et sur Facebook

Le Naimportoù de Joseph qui parcourt le monde sur naimportou.tumblr.com et sur Facebook

P : Pensez-vous un jour revenir à Montréal après votre échange?

S : Oui, bien sûr!

J : Oui, j’ai plein d’amis à venir voir maintenant. Ça serait aussi un bon endroit pour s’installer : Montréal est assez grand pour que l’on y trouve de tout et en même temps je n’ai pas l’impression de vivre dans une grande ville, de plus, la qualité de vie est vraiment bonne. J’adore le fait que ça soit une ville étudiante, multiculturelle, bilingue et avec beaucoup de vie. C’est aussi rassurant de trouver un côté social qui n’existe pas aux États-Unis.

P : Oh, mais bien sûr! La ville est super et je me suis fait de bons amis. C’est un peu trop loin pour une visite sans occasion particulière, mais peut-être aurais-je la possibilité de travailler sur un projet ici, on ne sait jamais…

 

Pour voir le point d’élèves de Poly partis en échange à l’étranger, c’est par ici!

 

Rejoignez le COPEC!

Vous revenez d’échange ou voulez partir? Vous voulez rencontrer des élèves de partout sur la planète? Ou juste montrer notre belle province aux étudiants étrangers?
Rejoignez les rangs du COPEC, le COmité Poly ÉChange!

Nous organisons des activités et visites offertes à tous les élèves de Poly, comme des journées aux pommes, à Tremblant, au Carnaval de Québec, au Festival Western de St-Tite, des soirées au hockey ou à la cabane à sucre et un énorme chalet pendant la semaine de relâche!




*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.

Dans la même catégorie

Vincent Lacroix : le joueur d’échecs

25 septembre 2009

Gros tapage à l’intersection de la justice et de l’économie : Vincent Lacroix plaide coupable. Pour les quelques-uns qui ne connaissent pas le personnage (Un « bienvenue au Québec » chaleureux et compréhensif est sans doute de mise), Lacroix aurait floué 9 200 petits investisseurs d’une somme totale avoisinant les 115 millions de dollars entre 2002 et 2005. À 12 500 $ l’investisseur (un taux plutôt impressionnant dans l’industrie, paraît-il), il s’est taillé une renommée de champion de l’entourloupe...

L’Université Laval remporte les 19e Jeux de génie du Québec

23 janvier 2009

Par Pierre-Luc Pomerleau Depuis 1990, les Jeux de génie permettent aux étudiants du Québec inscrits dans un programme de baccalauréat en génie de se surpasser dans une atmosphère amicale. Cette compétition s’inscrit dans les activités de la Confédération pour le Rayonnement Étudiant en Ingénierie du Québec (CREIQ). Avec les années, les Jeux de génie ont acquis une grande popularité; il s’agit du plus grand rassemblement en génie au Québec. L’événement est accueilli à tour...

Lorsqu’un nouveau jour se lève

11 mars 2016

Huit étudiants de Polytechnique Montréal, de l’Université Concordia, de l’Université McGill, de l’UQAM et de l’ÉTS organisent le 18 mars à 19 h un spectacle-bénéfice afin de venir en aide à des milliers d’enfants syriens, réfugiés dans les pays...