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From the ground up

La magie, l’humour, le rêve, l’émerveillement.

L’ambiance électrique de la Tohu est toujours merveilleuse. On y rencontre les artistes, metteurs en scènes, et écrivains de diverses pièces, alors que les acrobates du spectacle parcourent les rangées pour se présenter. C’est dans cette atmosphère que les lumières s’éteignent, et qu’un enfant ne sachant à peine parler nous demande d’éteindre nos cellulaires, et nous indique les sorties. Mais déjà, le spectacle semble débuter, car les artistes ont commencé leur pitreries en faisant rire la salle. Un des acrobates nous indique que nous ne devrions pas prendre de photos, mais que si nous devons absolument le faire, c’est le temps…Maintenant! S’ensuit pirouettes et poses rigolotes pour 10 secondes, au grand dam du public qui n’a pas eu le temps de sortir ses appareils.

Dans tous les cas, c’est dans un décor évocateur des chantiers de construction des années 20 que le spectacle commence, mettant en valeur chacun des artistes, tous présentant leur talent unique. On entame avec une touche d’humour, un magicien et son acolyte, qui manquent invariablement chacun de leur tours de la manière la plus comique qui soit. Un kangourou nous explique que le cirque s’Oz trouve ses origines en Australie, comme l’indique assez aisément l’accent des artistes ayant parlé jusqu’à présent, mettant en scène le scénario.

Mais ce qui suit nous coupe le souffle. Débutant avec une femme jouant du piano, un des acrobates grimpe par la seule force de ses bras à un mat métallique plutôt flexible, se balançant sans aucune sécurité à ce pôle d’au moins 6 mètres de haut. Il se joue de nous, se rattrapant à chaque fois que nous le croyons tomber. Cependant, la tension monte. Il décide de faire la chandelle du haut du mat qui se balance dangereusement. Personne ne peux retenir un soupir de soulagement lorsqu’il descends enfin, à la manière d’une danseuse de cabaret. Personnellement, ce numéro m’a marqué comme étant le plus impressionnant.

Cependant, il ne faut guère minimiser la qualité du reste. Vient un homme qui jongle merveilleusement avec des chapeaux ronds, surprenant toute la salle à mainte reprise. Une fille bien trop enthousiaste qui jongle avec tout pleins d’objets grâce à ses jambes, m’ayant fait éclater de rire bien des fois avec ses simagrées exagérées. Un autre numéro impressionnant, m’ayant marqué par son image forte, a été la fille qui jouait les percussions dans un énorme chandelier, se balançant en entraînant à sa suite le reste de la troupe qui virevoltait pour suivre les mouvements de pendule de ce grand chandelier.

En effet, le côté musical du spectacle enrobe chaque aspect de la représentation. Tous les effets sonores et les musiques sont jouées par une troupe, incluant parfois les acrobates eux-mêmes. Un le directeur musical de la pièce n’hésite pas à échanger d’instruments avec tous les autres interprètes, montrant des talents impressionnants, tantôt au saxophone baryton, saxophone alto ou la guitare électrique.

Beaucoup d’autres numéros ont étés très impressionnants, mais il me faut bien vous laisser un peu de surprise. Dans tous les cas, j’ai adoré cette sortie. On en ressort avec un agréable sentiment joyeux, tant l’humour est présent, ainsi que l’émerveillement. Je vous recommande chaudement cette performance par le Cirque d’OZ.

Mots-clés : Cirque (54) tohu (5)



*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.

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