Logo Le Polyscope
De toute façon, on est les meilleurs depuis 1967.

Exposition d’art contemporain 1+1=1

Dialogue entre le MBAM et le MACM

Alors que le Musée d’Art contemporain de Montréal (MACM) fête ses 50 ans et que des changements structurels affectant les grands musées québécois sont pressentis, l’exposition 1+1=1 est le symbole d’une perméabilité accrue entre les différents domaines de l’art. Organisée en collaboration avec le Musée des Beaux-Arts (MBAM), l’exposition regroupe des oeuvres contemporaines appartenant aux deux musées.

Plusieurs artistes canadiens sont à l’honneur : David Almejd et son subjuguant Berger, Karel Funk avec l’un de ses clichés de parka au drapé saisissant ou encore Jana Sterbak et le célèbre Generic Man. Certains artistes américains sont également au rendez-vous, on retiendra par exemple Bill Violla avec The Sleepers : une vaste installation de barils dans lesquels ont été disposés des écrans immergés dans de l’eau.

Le Berger (2008) de David Almejd

Le Berger (2008) de David Almejd

S’il est naturel de retrouver plusieurs types de médias lorsqu’il s’agit d’art contemporain, la vidéo était peut-être sur-représentée lors de cette exposition. Certains éléments sont au départ subtilement intégrés, comme l’installation Loop Through de Gary Hill dans laquelle l’actrice Isabelle Huppert dédoublée semble scruter le visiteur. Plus loin, ce sont des salles entières qui sont dédiées à des projections cinématographiques créant ainsi un certain déséquilibre.

The Sleepers (1992) de Bill Violla

The Sleepers (1992) de Bill Violla

En résumé, cette exposition est une bonne occasion de découvrir le meilleur de l’art contemporain de Montréal réuni en un seul lieu. Hâtez-vous d’y jeter un coup d’oeil car l’exposition est gratuite, et ce jusqu’au 31 mars. Ensuite, le tarif régulier s’appliquera jusqu’au 15 juin.

Jusqu’au 15 juin 2014 au Musée des Beaux-Arts de Montréal

Gratuit jusqu’au 31 mars 2014

Crédits photo : MBAM ou MACM
En une : Man Size (2011), Richard Mosse




*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.