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Beethoven : Le Destin frappe à la porte

Redécouvrir un classique avec panache

Dans l’antre de l’OSM à la place des arts, cette construction moderne et de bon goût, flotte une musique qui réveille l’âme. Les spectateurs entrent et prennent place. Puis, les lumières disparaissent et l’excitation monte. Les premières notes retentissent, si caractéristiques, si prometteuses.
Mais que voilà que s’avance un homme bruyamment sur la scène. Il parle par-dessus la musique! Es-ce un forcené qui a traversé la sécurité?
Apparemment non. Car trois autres le suivent. Il devient rapidement évident qu’il s’agit « d’acteurs »… Entre guillemets, car ils lisaient directement leur texte. Seul celui représentant Beethoven était accoutré pour lui ressembler. Les 3 autres, critiques de son œuvre, n’avaient aucun costume, habillés d’un style contemporain.
Ces personnages nous ont transportés à travers les âges en imitant les acteurs importants de l’époque, expliquant l’influence ayant façonné la musique de la cinquième symphonie de Beethoven. Le contact des autres musiciens, l’aristocratie, la guerre, Napoléon, la nature, Joséphine Brunsvik, sa surdité. Tous des éléments qui, mis ensembles, révèlent le chemin parcouru. Le tout est entrecoupé de commentaires d’un des acteurs, représentant Haydn qui décortique chaque partie de la cinquième symphonie, appuyé par l’orchestre qui démontre son point.
Bien que d’être ainsi pris par la main, amené dans la vie de ce compositeur de génie, fut très intéressant et instructif, un sentiment d’impatience grandissait dans l’assemblée. Comme si nous recevions des bouchées, sans jamais satisfaire notre faim… Un véritable strip-tease musical.
Heureusement, l’entracte nous décontracte, et après une pause de vingt minutes, la musique. Enfin! Je ne tenais plus sur mon siège. Complètement absorbé dans ces notes, voltigeant avec elles dans les cieux, quand soudain, l’orage, la tempête! Chaque instrument, coordonnés par une main de maître, réveille en nous des émotions tellement vives! Les frissons roulent sur ma peau et ma main ne peut rester immobile, bougeant avec le rythme comme un chef d’orchestre de salon.
Mais vient la seconde partie, très calme, comme une tentative, une hésitation au bonheur, immédiatement suivie par la troisième, rappelant par moment la mélodie si particulière du début. La vague grandit, constamment, puis dans une apothéose, déferle sur l’assemblée, qui ne peut se retenir d’applaudir à tout rompre comme conclusion.
En conclusion, malgré avoir moins apprécié la première partie du spectacle, l’exécution musicale de cette symphonie révèle le professionnalisme et l’émotion des interprètes de l’OSM.

Mots-clés : beethoven (1) osm (19)



*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.

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