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Brubeck en tête

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Crédit photo: Express Outremont

Vincent Dionne et son orchestre ont célébré Dave Brubeck au théâtre Outremont le 8 février dernier.

Rares sont les noms du jazz qui auront eu autant d’influence que celui de Dave Brubeck. A la fois pianiste et compositeur, c’est surtout au travers du Dave Brubeck Quartet qu’il sera le plus prolifique. Son œuvre est particulièrement reconnue pour sa variété en termes de polyrythmie et de polytonalité, et le constitue en un compositeur innovant. Ce concert est un hommage après sa mort récente en 2012 (à 92 ans, le personnage continuait à performer…).

Vincent Dionne, menant à la baguette (de batteur) son orchestre, propose de revisiter son œuvre en deux parties. La première reprend la suite Points on Jazz pour instruments à cordes, illustrant l’habilité de Brubeck de « faire coexister le jazz et la musique classique ». M. Dionne profite des interludes pour retracer la vie de Brubeck avec humour et respect, contribuant à l’ambiance bonhomme du concert.

La deuxième partie est fondée sur Time Out, un de ses albums cultes. Ce fut l’occasion pour moi de découvrir l’ehru, violon chinois à deux cordes. On accueille avec plaisir les instruments à vents, qui se substituent au violon lors de morceaux spécialement réarrangés par l’orchestre. Ce fut aussi l’occasion d’être introduits à Emile Proulx-Cloutier, chanteur-compositeur québecois. Il réinterprete des classiques de Claude Nougaro, Armstrong et A bout de Souffle. Ce dernier morceau est un hommage au film de Godard, avec des paroles calquées sur Blue Rondo à la Turk. Le défi est d’autant plus difficile que le morceau de jazz est un 9/8 (ça va vite…). La prestation est de bonne facture mais détonne quelque peu avec le reste du concert.  Le contraste entre le jazz classique brubeckien et l’œuvre franchouillarde de Nougaro est inévitable.

C’est sur Marginal, composé par notre hôte, suivi du célébrissime Take Five que se termine notre concert à grands coups de saxophone. Le quatuor de Vincent Dionne (batterie, basse, piano et violon/saxo) est le support idéal pour redécouvrir Brubeck. Le concert est décousu mais varié, tant au niveau du choix du répertoire que des instruments, et fait honneur à celui qui fut une « légende vivante ».

 

Vous pourrez découvrir Emile Proulx-Cloutier, toujours au théâtre Outremont début avril.




*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.

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