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Le rêve de la voiture électrique

L’indépendance en pétrole et l’électrification complète des systèmes routiers est une utopie qui est alléchante.

L’indépendance en pétrole et l’électrification complète des systèmes routiers est une utopie qui est alléchante.  Le peu de pollution engendré par nos techniques de production d’électricité donne envie au Québécois de se lancer dans cette aventure.  Les compagnies de voiture font des pieds et des mains pour vous proposer la meilleure voiture hybride, la plus belle voiture électrique.  Pourtant, je ne crois pas que la voiture électrique est le défique nous devrions relever en premier. Au contraire, je crois que d’autres systèmes pourraient remplacer l’utopie de la voiture électrique avec des avantages plus importants et plus diversifiés.

L’environnement

Bien que la voiture électrique produira moins de CO2 et aura une consommation en ressources naturelles plus faible sur route que la voiture électrique, il ne faut pas penser que c’est l’Eldorado de l’environnement.  En effet, dans un calcul d’impact sur l’environnement, il ne faut pas oublier d’inclure la pollution produite par la production de la voiture.  Les véhicules sont des machines complexes qui demandent beaucoup de ressource.  Eau, pétrole, gaz naturel, métal, plastique, terres rares ne sont que des exemples.  Afin de diminuer l’impact sur l’environnement, il y a d’autres solutions que de conduire une voiture électrique. En effet, les transports en commun ont un impact beaucoup plus intéressant puisqu’il est divisé par un plus grand nombre de déplacement.  Si on compare une voiture appartenant à une famille qui prodigue 2 à 3 déplacements par jour à un autobus de la STM on se doute que la voiture est plus polluante que l’autobus même si en absolu elle produit moins de CO2.  Cette théorie fonctionne également en comparant une voiture électrique à un autobus à essence.  Bref, la voiture électrique est loin d’être la meilleure solution pour l’environnement puisqu’elle ne tient pas debout devant les transports en commun ni devant les transports actifs.

La congestion

D’après moi, les problèmes reliés au trafic seront un des grands problèmes des villes au Québec.   La dégradation des routes, le temps perdu en déplacement et le stress des conducteurs ne sont pas des facteurs souhaitables dans les villes.  Dans ce cas, les transports en commun sont encore une meilleure solution.  En effet, vous n’êtes pas sans savoir l’efficacité d’un métro comparé aux voitures pour offrir de grandes quantités de déplacement.  Malheureusement, le transport actif comme le vélo n’est pas une solution miracle, car il peut y avoir des engorgements de vélo dans les pistes lorsque les cyclistes sont nombreux.  En effet, certaines pistes Montréalaises sont souvent bondées aux heures de pointes

La santé

Vous n’avez pas remarqué que les Européens ont tendance à être plus minces que les Américains?   J’ai une explication (très peu scientifique) sur cette tendance.  Les arrêts d’autobus et de métro en France sont beaucoup plus éloignés qu’au Québec.  De plus, dans plusieurs grandes villes d’Europe, la majorité des déplacements se font à vélo.  J’ai l’impression que  le transport actif a un impact très positif sur la santé de toute la population.  Nous sacrifions une grande partie de notre temps dans les déplacements et le défi de chacun est maximiser ce temps au maximum.  S’il faut conduire une voiture, qu’elle soit électrique ou non, il est plus difficile de maximiser ce temps.  Certains peuvent en profiter pour écouter la radio et se tenir au courant de l’actualité mais ce temps est souvent perdu.  Ceux qui priorisent les transports actifs comme la marche, le vélo ou la planche à roulette maximise ce temps de déplacement en activité physique.  Je ne ferai pas l’énumération des bienfaits de l’activité physique mais il faut se souvenir que le temps passé à bouger n’est jamais perdu.  Je crois donc qu’il faut préférer les transport actif à la voiture électrique.

Par contre…

Tous les arguments que j’ai nommés ci-haut ne peuvent malheureusement pas tous être appliqué en dehors de Montréal.  En effet, la région ne permet pas de diminuer énormément notre dépendance à notre voiture.  Les distances entre les centres industriels et les quartiers résidentiels sont souvent trop grandes pour que les transports actifs soient accessibles.  De plus les transports en commun ne sont pas fiables dans la plupart des grandes villes de régions.  Dans les plus petites villes, les systèmes de transport sont parfois inexistants.  Il est donc judicieux de développer des voitures électriques mais je crois qu’il faut se souvenir que dans tous les cas, ne pas avoir de voitures c’est toujours mieux que d’avoir une voiture électrique.




*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.

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