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Notre Lortie

Listz et Lortie à la Maison Symphonique de Montréal

C’est ce dimanche 2 février que l’illustre pianiste canadien Louis Lortie se présenta au Complexe Place-des-Arts pour un concert solo. Le montréalais allait jouer son interprétation de morceaux du compositeur allemand Franz Liszt. Il s’agit des 1ère, 2e et 3e années de pèlerinage, connues pour être une des plus grandes réussites de Liszt sur piano.

Louis Lortie est certainement une des grandes fiertés musicales de notre métropole. Il a déjà interprété l’intégrale des concertos de piano de Beethoveen et Mozart, à la fois comme pianiste et comme chef d’orchestre invitée. Celui dont le quotidien londonien The Times décrit ses prestations comme toujours « limpides et inspirées », a été nommé chevalier de l’ordre national du Québec et officier de l’ordre du canada. Un palmarès qui en ferait rougir plus d’un.

Le concert d’une durée de trois heures et ponctuée de deux entractes débuta avec la première année réunissant neuf «impressions» de Suisse. Ces compositions de Liszt étaient reconnues pour leur caractère fortement romantique. La performance de Lortie dégageait beaucoup de puissance, de confiance et, bien sûr, d’aisance technique. On se laissait bercer par le pianiste qui semblait caresser son instrument. À l’instar de «Au lac Wallenstadt» ou le va-et-vient des vagues est imitée. La deuxième année, à thématique italienne (art et culture) se traduisit dans le jeu du montréalais par une sonorité plus orchestrale, inspirée des grandes œuvres des peintres italiens de la Renaissance. La troisième année, quant à elle, se distingue par la simplicité de ses morceaux. Elle donne donc une grande liberté a l’interprète et lui permet d’exprimer ses émotions à travers la pièce. Elle est aussi considérée comme la plus mature de Liszt. Le spectacle se termina et laissa place à un «standing ovation» du public montréalais. Le retour aux sources de Lortie était réussi, Montréal était conquis.

Malheureusement, il était facile de constater que la quasi-totalité des spectateurs semblait être âgée de 40 ans ou plus. La clientèle est fidèle mais âgée. La musique classique ne séduit visiblement pas encore les jeunes. On ne peut qu’espérer qu’avec la venue de fiertés locales de l’envergure de Louis Lortie, une clientèle plus jeune se démarquera dans les salles de concert montréalaises.

Mots-clés : Classique (21)



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