Logo Le Polyscope
De toute façon, on est les meilleurs depuis 1967.

L’OSM célèbre Britten

Le compositeur britannique était à l'honneur à l'Orchestre Symphonique de Montréal lors d'un concert dirigé par Sir Andrew Davis.

Benjamin Britten est, avec Haendel et Purcell, l’un des compositeurs britanniques les plus célèbres. Né à l’aube de la première guerre mondiale dans une bourgade de l’Est de l’Angleterre, il a grandi dans une famille baignée par la culture musicale. Altiste et pianiste, il est avant tout connu en tant que compositeur grâce à ses opéras: Le Viol de Lucrèce (1946), Le Songe d’une Nuit d’Été (1960) ou encore Mort à Venise (1973) sont autant d’œuvres qui sont à l’origine de sa reconnaissance publique.

C’est dont tout naturellement que la première partie du concert rendait hommage à la facette lyrique de l’immense œuvre du compositeur. Four Sea Interludes consiste en la compilation d’interludes joués entre les actes de l’opéra Peter Grimes. S’ils ont été écrits pour faire office de transition pendant les changements de décors, ils n’en constituent pas moins des morceaux symphoniques à part entière.
La deuxième partie est consacrée à un grand ami de Britten, le compositeur russe Dmitri Chostakovitch. Le Concerto pour violoncelle en mi bémol majeur, largement considéré comme l’un des plus difficiles à jouer, était interprété par le jeune et talentueux français Gautier Capuçon.

Le retour vers Britten se fait grâce à une habile transition mettant en lumière l’aspect expérimental et novateur de la musique du compositeur. Le Cappricio Espagnol de Nikolaï Rimski-Korsakov est un exemple d’œuvre ayant créé la surprise en son temps. Décrit comme un « chef d’œuvre d’instrumentation » par Tchaïkovski, l’œuvre se distingue par l’utilisation massive des percussions et d’effets spéciaux sonores.

Le concert se clôt par le Young Person’s Guide to the Orchestra de Britten, un morceau inspiré de la musique de scène composée par Purcell pour la tragédie du XVIIe siècle Abdelazer ou la revanche du Maure. Initialement composée pour un film documentaire, The Young Person’s Guide to the Orchestra se veut une expérience musicale pédagogique dans le but d’expliquer aux jeunes la façon dont est construite une œuvre symphonique. La renommée de l’opus a largement dépassé ce cadre et figure parmi les morceaux les plus populaires de la musique savante. On le retrouve notamment en ouverture du film The Moonrise Kingdom (2012).

Mots-clés : britten (1) osm (19)



*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.