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Le Noël de Casse-noisette

Casse-noisette fête ses 50 ans

Le 50e anniversaire du spectacle Casse-Noisette s’est passé en grand.  Le nombre d’invités d’honneur semblait dépasser le nombre de spectateur.  Toute la haute société montréalaise s’est mise sur son 31 pour assister à cette présentation spéciale.  Les Grands ballets canadiens se devaient donc de fêter les choses en grand.  La représentation était en effet superbe, fidèle à la réputation du spectacle.

On ne peut pas réinventer l’histoire de Casse-Noisette, car c’est une tradition chère aux spectateurs.  Par contre, le spectacle devient rapidement prévisible et les numéros de danses restent, eux aussi, traditionnels.  La nouveauté reste dans les costumes, l’ordre des figures et des danseurs.  La première partie n’en est pas moins un enchantement entre les belles robes des dames, les grands costumes des messieurs et les différents cadeaux que les enfants reçoivent.  On suit avec plaisir les mauvais coups des petits frères turbulents et cet univers un peu magique où les souris conduisent des ambulances et où les soldats de plomb manient les canons de guerre avec beaucoup de maladresse.  La première partie est un vrai charme que l’on regarde avec enchantement malgré que nous connaissions l’histoire presque par cœur.

Malheureusement, la deuxième partie est beaucoup moins charmante.  L’héroïne de l’histoire est assise au fond de la scène et admire les différents numéros de danse qui lui sont présentés en récompense de son courage.  Les danseurs se succèdent sans suite logique et sans interactions.  Les numéros défilent, on admire les costumes et le talent des danseurs, mais la magie n’est plus là et les dizaines d’enfants dans la salle perdent le fils des numéros.  C’est dommage.

Le spectacle n’en est pas moins amusant et cela reste le rendez-vous familial par excellence lors du temps des fêtes.




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