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Messe en Si Mineur de Jean-Sébastien Bach

Messe en Si mineur présenté par l'OSM et le festival de Bach

En ce temps des fêtes, et pour concert de fermeture du festival Bach. Ce festival se tient à Montréal depuis 2005 et ayant pour but de célébrer Johann Sebastien Bach. Pour cette 7ème édition, le concert était la Messe en si mineur.

Présent uniquement pour deux soirs, le 6 et 7 décembre, et ayant pour chef d’orchestre l’illustre Kent Nagano, l’orchestre symphonique de Montréal (OSM) nous a offert un concert de 2h très passionnant.  Pour cette messe on retrouve les moments principaux d’une messe protestante. Parfois rythmé et parfois plus calme, la cérémonie chrétienne au cours de laquelle le prêtre célèbrent le sacrifice de l’eucharistie. Dans les traditions protestantes, la musique occupe une place de choix dans la liturgie. D’ailleurs, le terme de « messe » désigne une composition formée par l’ensemble des chants.

Sous la direction de Maestro Kent Nagano, les musiciens de l’OSM ont interprété cette œuvre magistrale de Jean-Sébastien Bach avec le concours de quatre solistes au talent exceptionnel. Le Chœur de chambre de l’OSM a été dirigé par Andrew Megill. Ainsi, en plus du chœur qui chante, il y avait 4 soliste, Sibylla Rubens, soprano, Ann Hallenberg, mezzo-soprano, Julian Prégardien, ténor, Markus Werba, basse. Chacun l’un tour, ou parfois en duo,  ils vont interpréter des chansons chants liturgique tel que Kyrie eleison, Christe eleison ou encore Agnus Dei.

Avec un seul entracte, le concert n’a pas duré en longueur. Alors que certaines pièces de Bach peuvent parfois se faire tirer et tirer pour finalement s’ennuyer, la messe en Si mineur n’a pas le temps de se faire désirer. Sur l’ensemble du concert, Maestro Nagano et son orchestre ont eu une exécution absolument brillante. De début jusqu’à la fin, l’orchestre nous tient en haleine. Seul le programme nous permet de savoir la prochaine chanson et une fois commencé, il est impossible de détourner les yeux du concert. L’apothéose arrive à la fin, qui, comme à la fin d’une messe appelle à un appel à la joie.

Lorsque la fin est arrivé, Maestro Nagano sortira et rentrera plusieurs fois sous l’applaudissement (acclamation!) de toute la maison symphonique.

« Ce qui me fascine dans la grande Messe en si de Jean-Sébastien Bach, c’est l’alchimie musicale, avant même de connaître son message religieux […] et son contexte historique […]. C’est cette structure sensible qui opère cette unité. » C’est en ces termes que le compositeur français Marc-André Dalbavie n’hésite pas à évoquer la magistrale Messe en si mineur de Bach

Kent Nagano, chef d’orchestre
Sibylla Rubens, soprano
Ann Hallenberg, mezzo-soprano
Julian Prégardien, ténor
Markus Werba, basse
Chœur de chambre de l’OSM
Andrew Megill, chef de chœur

 

PHOTO: ANDRÉ PICHETTE, LA PRESSE

PHOTO: ANDRÉ PICHETTE, LA PRESSE




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