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Opéra de Montréal : Falstaff

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Crédit Opéra de Montréal

Falstaff, ce bon-vivant

Il y a deux cents, Giuseppe Verdi naissait. Créateur de nombreux opéras il a composé l’œuvre de Falstaff en février 1893. Cet opéra à l’écriture aussi brillante qu’habile saura ravir les plus sceptiques. Pourtant lors de sa première sortie à Milan, l’opéra de Falstaff n’arriva pas à convaincre les Italiens. Aujourd’hui pourtant, Falstaff apparaît comme l’œuvre la plus complète de Verdi.

L’intrigue

L’opéra commence dans la chambre de Falstaff en présence de ses deux servants Bardolfo et Pistola. Ils ont dépensé tout l’argent de leurs maîtres. Le docteur Caius arrive dans la chambre et accuse Falstaff et ses serviteurs de l’avoir volé. Mais après quelques tours de passe-passe, ils arrivent à faire partir le bon docteur. Se croyant toujours beau garçon, Falstaff décide d’écrire une lettre aux deux jeunes et jolies filles de la ville (Alice et Meg). Mais pas n’importe quelle lettre puisque ce sera deux lettres identiques dont seul le prénom changera. Dans ses deux lettres identiques, Falstaff décrit son amour pour chacun d’entre elles. Bardolfo et Pistola vont refuser de délivrer les lettres au nom de l’honneur. Falstaff leur répondra que l’honneur ne se mange pas, ou ne peut pas les sauver de la mort puis les chassera de la chambre.

Lorsqu’Alice et Meg reçoivent leurs lettres et qu’elles découvrent qu’elles sont identiques, les jeunes filles vont décider de se venger de ce pauvre Falstaff !

J’ai personnellement tout apprécié dans cet opéra, la musique, l’intrigue, le jeu, le chant ainsi que la présence des acteurs. Cette dernière fait beaucoup pour cet opéra puisque les mimiques des acteurs font plus de la moitié du spectacle. L’humour est un art, qui lorsqu’il est bien maitrisé arrive à transmettre beaucoup d’émotions.

Les décors minimalistes, mais parfaits arrivent à recréer parfaitement les différentes pièces et ambiances de l’opéra. La chambre de Falstaff n’est dotée que d’un lit, d’une table ainsi qu’une paire de bois accrochés au mur et pourtant cela suffit à mettre en scène tout ce qui s’y passe. Il faudra également citer la scène finale ou le chêne éclairé à la claire de lune permet de réaliser une fin majestueuse.

Falstaff est une œuvre intemporelle qui peut se jouer et se retranscrire à toutes les époques. On aurait pu imaginer ce bedonnant et grotesque Falstaff au 21e siècle et le résultat aurait été tout aussi charmant.

Si vous aimez les opéras comiques et que vous désirez passer une soirée agréable, alors Falstaff est parfait pour découvrir les joies de Verdi. Et si vous pensiez que l’opéra était inabordable, alors détrompez-vous, car les billets sont en vente à partir de 30$. Vous n’aurez plus aucune excuse pour ne pas y aller.

Distribution :

Sir John Falstaff : Oleg Bryjak, baryton

Bardolfo et Pistola : Jean-Michel Richer, ténor, et Ernesto Morillo, baryton

Alice Ford et Meg Page : Gianna Corbisiero, soprano, et Lauren Segal, mezzo-soprano

Mistress Quickly : Marie-Nicole Lemieux, mezzo-soprano

Ford, mari d’Alice : Gregory Dahl, baryton

Nannetta, fille des Ford : Aline Kutan, soprano

Fenton, amoureux de Nannetta : Antonio Figueroa, ténor

Le Docteur Cajus, prétendant de Nannetta : James McLennan, ténor

Coulisses : 

Mise en scène : David Gately

Décors et costumes : John Conklin et Olivier Landreville

Éclairages : Éric W. Champoux

Choeur de l’Opéra de Montréal (dir. Claude Webster) et Orchestre Métropolitain

Direction musicale : Daniele Callegari

 




*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.

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