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Visions 5

Festival Mutek 2013

Contrairement aux festivals classiques de musique électronique, le Mutek propose une programmation plus variée qui touche un public beaucoup plus large. Le meilleur exemple en sont les soirées A/Visions. C’est pour la première fois dans l’antre de l’OSM (la Maison Symphonique) que cette cinquième et dernière soirée A/Visions avait lieu. Suite à l’annulation de Bugge Wesseltoft & Henrik Schwarz, c’est la révélation du festival Nils Frahm qui a eu la lourde charge d’ouvrir cette soirée. Pour la petite histoire, ce dernier, jeune prodige venu d’Allemagne n’était censé se produire qu’une seule fois durant le festival, il repartira finalement après trois performances !

Contrairement à un concert normal de musique électronique, à 19h, la salle était pleine et tout le monde était assis en train d’admirer l’impressionnante Maison Symphonique. Visuellement, la salle est magnifique, entièrement boisée, et offre une vue imprenable sur la scène peu importe le siège choisi.

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Après 15 minutes d’attente, les lumières se tamisent et Niels Frahm entre seul sur la scène. Il lance une première nappe puis une boucle à l’aide de ses deux synthétiseurs et part ensuite s’asseoir à l’un de ses deux pianos pour entamer son premier morceau. L’acoustique est intense, la soirée est lancée, le ton est donné. Il alternera ensuite pendant pratiquement dix minutes entre ses quatre pianos au plus grand plaisir des spectateurs revenus en nombre pour le voir. À la fin du morceau, il se lève et commence à discuter avec l’auditoire. Il veut savoir combien l’ont déjà vus pendant le festival (la majorité) et qu’est ce qu’ils préféreraient : réentendre le même set ou une improvisation. La balance a penchée pour l’improvisation. Le concert a durée un peu plus d’une heure, le temps de permettre au public de se rendre compte du talent du pianiste. Le dernier morceau fut une alternance entre les synthétiseurs, les percussions à même les cordes de son piano à queue et ses pianos, laissant tout le monde sous le charme et lui permettant de repartir sous une standing ovation bien méritée.

Après cette performance, l’ambiance dans la salle commençait à s’électriser. Après vingt minutes d’entracte, les lumières se sont de nouveau éteintes pour laisser apparaître les six silhouettes des membres de Pantha du Prince & The Bell Laboratory vêtus de tabliers de laboratoire. Chaque membre s’est avancé muni de deux cloches qu’ils faisaient résonner à tour de rôle pour recréer au fur et à mesure la mélodie de leur premier morceau. Ils se sont ensuite installés à leurs instruments respectifs, xylophones, batterie, cloches et gongs pour les membres de The Bell Laboratory, ordinateur et platines pour Pantha du Prince.

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Au coup des différentes percussions et des nappes électroniques, le groupe a façonné de superbes mélodies technos à tel point que certains se sont mis à danser dans la Maison Symphonique ! Après un premier morceau qui a su réveiller la salle, ils ont entamé la pièce maîtresse de leur album, Spectral Split. Et là ce fut l’explosion, quand le xylophone a lancé ses premières notes la salle entière s’est levée et s’est mise à danser. Le reste de la performance fut du même acabit, un voyage au pays des rêves.

En résumé, une soirée magique qui conclut en apothéose cette excellente édition du festival Mutek !

Mots-clés : Festival (16) Mutek (2)



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