Logo Le Polyscope
De toute façon, on est les meilleurs depuis 1967.

Moussorgski s’invite à l’OSM

"Les tableaux d'une exposition", dirigé par Kent Nagano

Le 30 octobre passé l’OSM a présenté «les tableaux d’expositions», une pièce de Moussourgski arrangée par Ravel. Évidemment, quand on va voir Kent Nagano à la Maison Symphonique, on s’attend à en avoir plein la vue et je n’ai pas été déçue de la musique. Les musiciens sont incroyables, l’acoustique est excellente et je trouve très distrayant de voir tous les spectateurs sur leur 31 pour le concert.

Afin d’attirer une clientèle plus jeune, l’OSM tente différents concepts pour renouveler le genre de la musique classique. Afin d’illustrer les «Tableaux de Moussourgski», des œuvres visuelles québécoises étaient projetées sur une toile à l’arrière des musiciens. Les œuvres étaient pour la plus-part très bien choisies, on y retrouvait de tous les genres et de toutes les époques ce qui donnait une belle variété à la projection et un intérêt de plus au spectacle. Malheureusement, ce n’était pas au point. La toile où les images étaient projetées était toute petite par rapport à la grandeur de la scène. Puisqu’il était impossible de regarder la projection et les musiciens en même temps, il fallait regarder tour à tour la toile et les musiciens. J’ai trouvé ça très énervant. Pour moi, la scène est elle-même un spectacle amusant à suivre entre la magnifique queue-de-pie du chef d’orchestre et la pauvre violoniste soliste qui se fait fouetter par ses propres crins d’archet. Bref, la projection était une bonne idée mais elle fut très mal mise en place.

Bien entendu, que cela ne vous empêche pas d’aller voir l’OSM. dès que possible! Ils reste souvent des billets pas trop dispendieux pour les moins de 35 ans et je suis certaine que vous aurez la piqûre!

Mots-clés : Musique (217) osm (19)



*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.