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Première expérience au Marathon de Montréal

Pour sa 23e édition, le Marathon Oasis & Demi-Marathon de Montréal a attiré 32 000 coureurs, un chiffre record !

L’événement avait lieu dans le cadre du circuit international de la Rock ‘n’ Roll Marathon Series, c’est-à-dire que tout au long du parcours, des groupes performent pour encourager les coureurs. L’engouement pour la course à pied est  définitivement en hausse. Déjà en mai dernier, toutes les courses étaient complètes, à l’exception du 1km!

De mon côté, j’en étais à ma première participation au 21.1km. Nous étions deux journalistes du Polyscope à participer au demi-Marathon: Loic-Sanschagrin-Thouin et moi. Une journée stressante, mais qui en value la peine. Je vous offre, ci-dessous, un petit aperçu de ma journée en tant que coureuse au demi-Marathon.

4h30 : Réveil #1

Il est primordial de déjeuner plusieurs heures avant le départ de la course. Ayant un estomac difficile, je me prends quatre heures d’avance pour manger. Puis, je retourne dormir.

5h45 : Réveil #2

Ça y est ! C’est le grand jour, tous ces mois de préparation pour en arriver au jour ultime. Je me sens prête et fébrile. J’ai hâte de commencer à courir. Je m’habille puis direction métro Montmorency.

6h30 : Arrivée au métro Montmorency

Wow, qui aurait cru que le métro pouvait être aussi plein un dimanche, à 6h30 du matin. On se croirait en pleine heure de pointe un mercredi matin, sauf que tout le monde a troqué son veston-cravate pour un habit de sport. Les gens sont, pour la plupart, silencieux, à la fois excités et nerveux par leur course. Seront-ils capables d’atteindre leur objectif ?

7h15 : Arrivée au métro Papineau

C’est en sortant du métro Papineau que mon stress augmente. La foule est dense. J’attends une amie : nous devions courir ensemble. C’est toujours motivant d’avoir un partenaire qui nous soutient, quand la course devient plus difficile. Elle n’arrive pas… Oh là là ! Que faire?! J’attends encore un peu puis à 7h45, elle n’est toujours pas là, je décide donc de me diriger vers le Pont Jacques-Cartier, seule.

7h45 : Toilettes , *$##!!!!,

La file pour les toilettes est gigantesque! La seule fois où j’ai vu une file plus longue que celle-là pour des toilettes, c’était lorsque j’ai visité la Muraille de Chine… au moins personne ne se pousse pour passer en premier, personne ne se crie dans les oreilles et SURTOUT il ne semble pas y avoir de vol de papier de toilettes… Fait le plus grotesque de cette histoire : il était possible de payer un montant supplémentaire (250$ de vêtements à acheter chez Brooks) pour obtenir un accès aux toilettes V.I.P… Bref, je me mets en file. Trente minutes plus tard, je suis à mi-chemin. Le départ de la première vague sera lancé à 8h30. Étant un peu plus loin dans les corrals de départ, j’ai une quinzaine minutes de plus de jeu. La réalité est que je n’aurais quand même pas passé d’ici là… Je dois trouver une autre solution. Ahhhhh! À ce moment précis, JE HAIS tous les hommes qui sont en train d’uriner sur le bord du pont Jacques-Cartier, mais bon un joli buisson (à 10 mètres de la police) fera l’affaire pour la gente dame que je suis!

8h35 am : Arrivée dans mon corral de départ

Je dépose mon sac à dos dans un autobus qui est, en fait, un vestiaire ambulant. Mon sac à dos fera sagement un tour d’autobus jusqu’à la ligne de départ, pendant que moi, je courserai sous la pluie et attraperai sûrement le rhume. Je me demande qui est le plus intelligent des deux : mon sac à dos ou moi… J’arrive à mon corral de départ. Il commence à pleuvoir fort et l’attente me refroidit, en fait, je suis à moitié gelée. Je cours sur place pour me réchauffer.

9h05 : La danse de milliers de vieux chandails

Ça y est! Mon corral avance vers la ligne de départ. Un phénomène bien spécial propre au Marathon de Montréal est l’abandon de chandails sur le Pont Jacques-Cartier. En fin septembre, l’air est frais et l’attente à la ligne de départ peut parfois être longue. C’est pourquoi la majorité des gens mettent un vieux chandail qu’ils ne portent plus et l’abandonnent sur le pont. J’ai fait quelques recherches sur le web sur le sort de tous ces pauvres chandails, mais aucun site ne mentionne que les chandails sont récupérés par des organismes. Ce serait un futur partenariat très intéressant pour les prochaines éditions du Marathon!

9h06 : LA course

Je franchis ENFIN la ligne de départ. Il pleut toujours, mais je n’ai plus froid. L’atmosphère est superbe avec tous les groupes de musique qui sont là pour nous donner de l’énergie. Il y a aussi plusieurs supporteurs pour nous encourager. Le long du parcours, certaines personnes brandissent même des pancartes portant des messages d’encouragement. On peut lire sur celles-ci des phrases telles que : « Courez plus vite! Demain, vous ne pourrez plus monter les escaliers !» Au 13e km, mes parents sont donneurs d’eau. C’est très apprécié d’avoir des gens qui comptent pour nous de venir nous voir courir. En fait, donner de l’eau dans un marathon est un véritable sport: les bénévoles semblaient aussi essoufflés que les coureurs!  Il est noté qu’il y avait plus de 2000 bénévoles pour l’événement.  Le parcours se fait très bien, peu de côtes, jusqu’à ce que nous arrivions dans le vieux Montréal, au 17e km environ. C’est là que le niveau de difficulté augmente. La première montée se fait sur la rue Jacques-Cartier. Puis, il y a la traumatisante rue Berri où plusieurs coureurs perdent le rythme et arrêtent de courir, mais je ne lâche certainement pas si près du but! Finalement, je franchis la ligne d’arrivée en battant l’objectif que je m’étais fixé!

Un Québécois gagne le marathon de Montréal

Pendant que certaines personnes n’ont pas encore terminé leur demi-Marathon, le coureur David Savard-Gagnon, originaire de Baie Saint-Paul, termine son 42.2km en 2 heures 30 minutes. Il est le premier homme Canadien à gagner le marathon depuis 24 ans. Du côté des femmes, c’est aussi une Québécoise qui gagne. Nadia Bolduc, une Saguenéenne, franchit la ligne d’arrivée après 2 heures 51 minutes.




*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.

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