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Moi, dans les ruines rouges du siècle

Critique d'une pièce vue au théatre d'aujourd'hui

Du haut de notre Québec prospère (on n’est plus à l’époque où 80% de l’alimentation moyenne est constituée de patate), nous voyons toujours l’histoire d’un point de vu très extérieur.  La seconde guerre mondiale se décrit dans une suite d’évènements, le début de l’URSS se lit en chiffre, en date, en nom.  C’est aussi le cas de l’Ukraine Soviétique.  On n’en parle pas beaucoup mais lorsqu’on en parle, nous ne connaissons rien d’autres que les dates, chiffres, nombres de morts et nombres de vivants.

Moi, dans les ruines rouges du siècle, c’est l’histoire de l’Ukraine à traverts les yeux d’un être humain.  C’est aussi l’histoire de l’homme, de ses rêves, de ses espoirs, de ses envies et ses peurs.  Et comment mieux raconter un pays qu’à travers les yeux de ses habitants.  Moi dans les ruines rouge du siècle, c’est surtout l’histoire d’un homme dans les ruines de sont pays, et moins l’histoire d’un pays dans les yeux de son peuple.  L’Ukrainien ne savait pas beaucoup de choses sur la fission atomique mais avait une peur bleue des radiations.  La pièce est pleine de ces croyances toutes humaines qu’on a quand on est désespéré et que des plantes vertes semblent être la meilleur protection contre les pluies radioactives.  Les discours encourageant les hommes et les femmes à aller nettoyer Tchernobyl sont pleins de promesses  »habitation et nourriture décente, bourse d’étude pour vos enfants ».  Pourtant, les horreurs n’empèchent pas la vie de continuer pour tous et chacun.  Les espoirs de jeunesse, les amours qui échouent, les mensonges et les rêves font encore partit des personnages.

Moi, dans les ruines rouge du siècle, c’est une pièce authentique, c’est une expérience impressionnante, c’est l’histoire d’un homme que nous sommes tous un peu.  Moi dans les ruines rouges du siècle, c’est un exellent choix pour emmener une fille avant que vous soyez disparus sous les devoirs.

 




*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.