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Variations S

Danse

Variations S. Je ne savais pas vraiment à  quoi m’attendre. Je n’avais encore jamais vu le moindre spectacle de danse, mais aimant le ballet (ça se résume à  avoir vu les films « Billy Elliott » et « Black Swan »),  je me suis dit que j’aimerais certainement Variations S.

Pourtant, je suis mitigé, la raison pouvant être résumée en une phrase:
L’harmonie des danseurs contre la dissonance de la « musique ».

Si vous avez écouté Fantasia étant gamin, vous vous rappellerez sans-doute de la partie avec les dinosaures. La musique de cette partie était composée par Igor Stravinsky, connu pour ses pièces dissonnantes et grandioses.

Eh bien, la presque totalité de Variations S était soutenue par un mélange de cette chanson dissonante (le sacre du printemps), remplie par des sons de tambours et de bruits d’interférence informatique.

Présentée au théâtre Outremont, en collaboration avec le Conseil des Arts de Montréal (CAM), cette production de diffusion Cas Public et chorégraphiée par Hélène Blackburn était interprétée par 8 danseurs (4 gars et 4 filles). Un mélange de mouvements classiques avec des parties s’apparentant tantôt à  un clip de Beyoncé, tantôt à  du beat-box, la toile que la pièce tissait était celle d’un contraste entre l’ancien et le nouveau.

Il était très intéressant de voir les danseurs, qui sont évidemment le focus de cette production. Leurs mouvements compliqués avaient le mérite d’êtres empleins d’énergie. Cette énergie a vraiment été l’élément qui m’a fait passer d’une réaction initiale d’étonnement péjoratif à une fascination sur les mouvements. Et ils devaient avoir un cardio d’enfer. Sauter, soutenir dans ses bras, virevolter et se déhancher sans arrêt avec des mouvements rapides m’aurait mit à terre en moins de deux minutes, alors qu’ils ont durés pour plus d’une heure. Je leur tire mon chapeau!

Également, certains danseurs (et surtoût danseuses), véhiculaient une émotion très intense. Ce n’était pas qu’une suite chorérographique de mouvements. Il y avait un sens, certainement personnel à chaque spectateur, mais qui était vécu fortement par les artistes. La sensualité dégagée, spécialement par les danseuses, donnaient une aura de tension sexuelle, sans-cesse exprimée par des mouvements évocateur et graciles. Un élément retenant beaucoup mon enthousiasme serait cependant le fait qu’ils disaient et parfois criaient souvent les nombres des mesures de temps. Celà enlevait l’aspect « professionnel » de la danse, donnant l’impression qu’ils étaient encore en pratique.

En conclusion, je donne à cette pièce une note personnelle de 6/10. J’ai personnellement détesté les bruits, la musique ambiante, et plusieurs parties de la danse où les interprètes ne semblaient que se dandiner avec du rythme, alors que j’ai adoré la sensualité des danseurs, l’énergie, et la beauté de certains moments, spécialement lorsqu’ils dansaient en rythme chorérographié. Malgré de la dissonance musicale, les mouvements des danseurs restaient dans le tempo, offrant un sens visuel complétant l’auditif laissé insatisfait.

C’est une bonne pièce à aller voir avec une partenaire, idéalement pour terminer une soirée romantique. Je suis certain que l’énergie sensuelle de la performance vous influencera pour terminer la soirée en beauté.

Mots-clés : Danse (12)



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