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Hundred Waters et Alt-J, une belle soirée

C’est Hundred Waters qui a assuré la première partie de Alt-J. Le groupe indie américain originaire de la Floride est composé de Nicole Miglis, Trayer Tryon, Zach Tetreault et de Sam Moss. Cette dernière souffrait d’une extinction de voix, Nicole Miglis a donc du assurer seule tout l’aspect vocal du concert. Le groupe n’a donc pas été en mesure de livrer une performance à la hauteur de ses enregistrements studio. Première malchance pour le jeune groupe actif depuis 2011 qui a lancé son premier album intitulé Hundred Waters en septembre 2012. Les membres du groupe étaient visiblement heureux d’être sur scène, mais aussi un peu stressés ce qui est probablement la cause de leurs quelques erreurs. De plus, les spectateurs étaient visiblement peu intéressés par le groupe. Durant les moments plus calmes des chansons, on entendait clairement la foule discuter. Malheureusement, Hundred Waters n’a pas réussi à susciter un intérêt particulier des montréalais pour leur musique durant cette soirée.

C’était de toute évidence pour le groupe anglais que le Corona était rempli à pleine capacité. Suite à son succès de cette année, le groupe aurait pu, sans aucun doute, remplir une salle plus grande. Leur premier album, An Awesome Wave, a été bien reçu, et ce, tant par le public que la critique. Alt-J est aussi récipiendaire du Bristish Mercury Prize 2012. C’était donc une chance de pouvoir assister à leur concert dans l’intimité du Corona. Les attentes étaient donc grandes, et le quatuor à su être à la hauteur.
Gwil Sainsbury, Joe Newman, Gus Unger-Hamilton et Thom Green ont su enflammer la foule dès les premières notes. Ils n’ont malheureusement joué qu’une heure, ce qui est compréhensible sachant qu’ils n’ont qu’un album à leur actif. Alt-J a joué toute les pièces de An Awesome Wave ainsi qu’une nouvelle chanson et une excellente reprise de la chanson A Real Hero qui figure sur la bande sonore du film Drive. La voix singulière et envoutante de Joe Newman a parfois été enterrée par la foule qui chantait avec lui. Ce dernier était de toute évidence ravi, et avait du mal a caché son sourire. Ses collèges ont soulignés plusieurs fois à quel point il appréciait le public montréalais. Il est aussi à noter que l’aspect visuel du concert était très réussi. Les lampes et projecteurs sur scène ainsi que la toile qui reprenait le motif de la pochette de leur album ont ajoutés du caractère à la soirée.
Pour les curieux, le nom du groupe découle du raccourci clavier sur Mac pour le symbole delta. Le quatuor s’est formé à l’université de Leeds en 2007 alors que rien ne prédestinait ses membres à un succès musical puisque chacun suivait une formation universitaire. Après avoir gradué, le groupe s’est d’avantage concentré sur sa musique et a choisi une étiquette de disque. Espérons seulement que Alt-J ne soit pas éphémère, et que le jeune groupe revienne avec un deuxième album aussi savoureux que le premier.




*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.

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