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Un village de fous

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Un village de fous, pièce écrite par Neil Simon et mise en scène par Monique Duceppe est l’histoire des habitants d’un petit village d’Ukraine : Kulyenchikov. Ils sont tous sous l’emprise d’un mauvais sort que leur a jeté le comte Gregor Yousekevitch, il y a 200 ans, car la plus belle fille du village refusait de se marier avec lui. C’est alors qu’un jeune professeur (Léon Tolchinsky) arrive au village, très enthousiasmé à apprendre aux habitants plein de nouvelles choses. Cependant, son ardeur est quelque peu entravée, lorsqu’il s’aperçoit que les habitants ont un quotient intellectuel équivalent à une noix de coco. Ils sont idiots, très idiots. Léon tombe rapidement sous le charme de la belle Sophia et souhaite la délivrer de sa stupidité, mais il n’a que 24 heures pour conjurer le mauvais sort et la conquérir, sinon il perdra lui aussi toute son intelligence!

Dès le début de la pièce, nos yeux sont émerveillés par les couleurs vives et l’originalité des costumes. Ils sont farfelus, tout à fait à l’image des personnages. Aussi, les décors nous rappellent l’Ukraine, mais nous donnent aussi l’impression d’être dans un pays imaginaire. Les fleurs ne s’appellent plus des fleurs, mais des poissons et avec les vrais poissons, on fait des banderoles. On transporte aussi notre vache sur le dos «c’est pour garder la crème fraîche!» nous dit Yenchna.

Le Comte Yousekevitch, interprété par Luc Bourgeois, est le personnage qui vaut le détour et qui est, assurément, le plus hilarant. On aurait, définitivement, aimé le voir dans plus de scènes. Malheureusement, il n’arrive que très tard dans la pièce. Ces mouvements et sa démarche sont à se tordre de rire. On adore aussi ces interpellations au public.

On aime moins l’imbécillité trop enfantine de la famille Zubritzky. En effet, au début de la pièce, les blagues sont de premier niveau. Néanmoins, au fil du temps, on finit par s’attendrir de leur stupidité!

Somme toute, la pièce Un village de fous vaut le détour, si vous avez envie de quelque chose de léger et qui vous fera sourire, mais aussi qui va en profondeur (sans qu’on s’en aperçoive vraiment) en nous donnant une bonne morale sur l’ignorance et la peur.

La pièce Un village de fous est présentée au Duceppe, jusqu’au 9 février. Pour plus d’informations : http://duceppe.com/piece/un-village-de-fous




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