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100 % français, 100 % multiculturel

Sugar Sammy, chouchou de l’humour québécois depuis quelques temps, présente maintenant son spectacle 100 % français. D’origine indienne, né à Montréal et élevé dans Côte-des-neiges, cet humoriste apporte un bagage multiethnique immense dans ses spectacles et sait nous faire profiter de son expérience multiculturelle via son humour.

Fidèle à sa réputation, celui-ci ne prend pas l’humour avec des mains de velours. On reconnait le personnage un peu vaniteux qui ne tente aucunement de charmer son publique avec des belles paroles mais nous charme par son aisance et son charisme. Le style est très cru et il faut laisser sa fierté à l’entrée car personne n’est épargné par les gags de cet humoriste.

Certains croient qu’il déteste le Québec, pourtant, malgré une carrière internationale, il revient dans la province pour nous montrer des facettes de la culture québécoise qu’on n’ose rarement voir. Certains trouvent que les caricatures qui exposé dans ce spectacle sont déplacées et inappropriées mais, on réalise rapidement que c’est un portrait du Québec que plusieurs peuvent se faire en arrivant ici, à Montréal, dans cette ville « multiculturelle».

L’interaction avec le public est le pivot du spectacle. Tous les gags se font avec la participation des gens dans la salle, qu’ils le veuillent ou non. Ceci donne une dynamique intéressante à la soirée et créer un sentiment de participer au spectacle et non d’en être spectateur. Ce qui fait une force du spectacle le rend aussi vulnérable. Il arrive parfois, surtout lorsque le reste de la salle n’entend pas les interlocuteurs et que les interventions sont longues, que Sugar Sammy perd le momentum nécessaire aux blagues à venir. Plusieurs gags qui ont moins bien passés, comme celles utilisant l’habituelle caricature des femmes, auraient gagnés à être dit alors que le public était à chaud.

Bref, le spectacle 100 % français de Sugar Sammy en vaut le détour.




*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.

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