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Ne réveillez pas un Sawicki qui dort

Par la rédaction du Polyscope

Ceux qui étaient présents au Gala de l’implication mardi soir l’ont vu récompensé pour son travail, les autres, eh bien, n’y étaient pas… Plus sérieusement, toute l’équipe de la rédaction du Polyscope tient, par la présente, à tenter de remercier cette personne qui a tant donné pour le journal au cours de son bac en entier : Philippe Sawicki. Vous aurez le bonheur de pouvoir lire les textes préparés par des anciens du Polyscope qui l’ont bien connu.

Renaud D’André

[Sawicki] du latin Sawicus : grande âme discrète à haute valeur ajoutée

Quand je l’ai rencontré en 2006, je l’aimais. Il était gentil et ne représentait pas une menace à mon originalité ou à mon sex appeal, puis je l’ai présenté à ma blonde. Et c’est à ce moment-là qu’il a représenté une menace à mon statut de mâle alpha. Pendant plusieurs semaines, ma copine me parlait de ses petites joues rouges, de sa « cuteness » et m’appelait Philippe à l’occasion. Elle disait que c’était pour pimenter notre vie sexuelle stagnante. Étrangement, lorsque je prenais l’autobus, je me surprenais souvent à rêvasser à lui, à sa curiosité nubile, à son enthousiasme, à son dévouement, à son intelligence (par ordre d’apparition) et parfois, je le voyais sourire au ralenti. C’en était trop pour moi.

Les années ont passé sans que je ne cesse de l’observer, attentivement. Éternellement jeune, infiniment cultivé, ne vivant presqu’exclusivement la nuit et ne sortant que les jours de pluie… Philippe, c’était un vampire !

J’aurais dû m’en douter bien avant… comme quand il essaya de me donner un bec dans le cou, mais c’est son français à l’accent international qui me mit la puce à l’oreille. Des dictions parfaites comme ça, on n’en entend plus depuis des lustres !

Alors je le dis, Philippe a bien des qualités, mais c’est juste un maudit vampire ! Un vampire ingénieur… c’est ben ridicule !

Éric Deschambault

Ah ! Sawicki ! Notre cher Sawicki !

Comme la neige a neigé ! Comme l’encre a coulé !

Je me rappelle mes premières rencontres avec toi, au Polyscope. Tes grandes connaissances en montage et en Photoshop m’avaient tellement impressionné. Puis sont venues les discussions sur divers sujets. On aurait dit que tu connaissais tout, que tu avais une opinion sur tout ! Ton ouverture d’esprit, ton ouverture sur le monde, mais surtout, ton implication sans fin, m’auront marqué. Plus qu’un « confrère du Polyscope », tu es vite devenu un ami ! Je me souviens encore quand on restait tard tard tard le jeudi soir pour envoyer le journal à l’imprimeur, alors que l’autre co-directeur allait se taper une nouvelle conquête. On quittait le local du Scope (laissant derrière les cadavres de bouteilles vides) crevés, mais heureux d’avoir réussi à sortir un énième numéro. Puis on discutait dehors au froid, devant Poly, avant de se quitter, moi vers le métro, toi à pied. Nostalgie, quand tu nous tiens…

J’ai d’ailleurs revécu ces bons moments il y a quelques semaines, au coin de St-Laurent et Bernard, le soir de ta fête qui fut bien arrosée, comme il se doit. Trois heures du matin, il faisait un peu froid, et on se tenait tous là, avec Renaud, à t’écouter nous parler de la scène électronique montréalaise. En une heure, tu nous as raconté l’histoire des quinze dernières années, comme si tu l’avais toute vécue ! Des fois, on oublie que t’es seulement dans la jeune vingtaine.

Philippe, tu es une puissance silencieuse, un leader qui motive les gens par le seul fait de te voir aller. Tu es un vrai de vrai passionné. Tu es l’homme derrière le rideau qui a si bien fait fonctionner le Scope ces dernières années. Je ne peux que te souhaiter tout le meilleur pour l’avenir, et espérer garder contact avec toi pour toujours. Car on a toujours besoin d’un Sawicki dans sa vie !!

Philippe Nault

Hommage à Sawickipédia

Le petit Sawicki qui termine déjà son bac. Ouf, le temps passe vite, bien que ça ne lui ait pas pris six ans pour venir à bout de Poly, lui. Je me suis toujours justifié en clamant haut et fort « Pfff, si tu en faisais autant que moi dans une journée, toi aussi ça t’aurait pris six ans ». Ça, c’était avant de connaître Sawicki.

Sawicki, c’était celui qui trouvait le temps de monter le journal à lui seul, de corriger les fautes de presque tout le monde, de faire la maquette du prochain Kapoté tout en tapant sur les doigts de ceux qui peinaient à rédiger leur article à temps. Sans avoir officiellement tous les titres, c’était à la fois le directeur, le rédacteur en chef, le chef de pupitre,le correcteur et l’auteur du journal lors des quatre dernières années. Rien que ça ! Ce n’est pas des farces, ma job, en tant que co-directeur en 2006-2007, c’était de m’assurer que le frigo soit rempli de St-Ambroise à l’abricot (son point faible) et d’en déguster une avec lui pour être certain que le journal soit envoyé à l’heure.

Son truc ? Ne pas dormir. Si simple mais si difficile à la fois. Lors de mon bac, je ne dormais que 5-6 heures par nuit la plupart du temps. C’était l’équilibre productivité vs temps de travail que j’avais trouvé. Lui, il n’avait pas besoin de dormir pour être efficace, quelle merveille ! Il a donc pu pousser ce ratio à la limite du possible. En quittant le local le mercredi soir aux petites heures du matin, je ne lui souhaitais pas « bonne nuit », mais plutôt « bonne sieste ».

Qu’est-ce que vous feriez avec ces quelques heures supplémentaires par jour ? J’en profiterais certainement pour me branler 2-3 fois de plus, mais encore. Je ne dis pas que Sawicki ne le fait pas (à ce que je sache, il est humain), mais il profite pleinement de sa vingtaine d’heures par jour.

Pourquoi est-ce que la Tchécoslovaquie s’est séparée ? Sawickipédia. Quand est le prochain festival SPASM ? Sawickipédia. Combien de trous possède un biscuit soda ? Sawickipédia.

Maude Boillot

Un héros qui fait dodo

Tous ceux qui disent que Sawicki souffre d’insomnie racontent des conneries. Sachez qu’il dort comme un bébé, avec sous son oreiller une médaille magique fabriquée à la main par un vieux druide érudit. Une glorieuse décoration brillamment acquise lors des festivités du 40e du Polyscope. C’est à l’occasion de cet anniversaire que j’ai rencontré Philippe, un teenager charmant, dégourdi et lettré. Oui, parfois les rêves se réalisent.

N’allez pas croire que le sommeil fasse de Philippe Sawicki un être moins héroïque : son nom, il le signe à la pointe de l’épée, de quatre « i » qui veulent dire Infaillible, Intelligible, Illimité… et oh combien Irritable ! En plus, il est ponctuel ! Je vous le dis, on n’en fait plus des comme lui. Bravo « mon p’tit Philippe » ! Il te faut maintenant prendre un sérieux break d’ordi ! Je te garantis que ton cou saura te dire cent fois merci d’ici une petite décennie…

Un jour, Philippe m’a dit que j’étais « Infatigable ». J’en suis encore toute ébaubie. Ce jour-là, j’ai compris qu’il était l’heure d’aller au lit…

Simon Lelong

Sawicki, la bête de scène

Deux filles dans la foule pendant un spectacle : « Eh, peux-tu nous prendre en photo ? » Sawicki avec son gros appareil répond : « Bien sûr ! »

« Et est-ce qu’on va passer dans Nightlife Magazine ? »

« Euh, avez-vous entendu parler du Polyscope…? »

Voici la vie de vedette de Philippe Sawicki, la bête de scène qui parcourt les coins sombres de la ville, l’appareil photo à la main et la passe VIP autour du cou. Moi, je suis sa groupie. D’une place à l’autre, du Bridge Burner au Karnival, en passant par Pop Montréal et les Pikniks, Sawicki est partout, il voit tout et il entend tout. Il était le premier à voir les photos de Coeur de Pirate nue (mais il a gardé ça pour lui parce que c’est un bon gars et qu’il voulait respecter sa vie privée) et il était là pour le sound check du premier spectacle de Marie-Mai, à l’extérieur de la salle, en train de chercher la porte d’un bar underground du Mile End.

Quand on a besoin d’une dose de musique funky, on appelle Sawicki. Quand on veut savoir où manger des bagels passé 3 heures du matin, on appelle Sawicki. Et quand on veut apparaître dans le Nightlife Magazine, on ne demande pas à Sawicki, on le suit, et une semaine plus tard, les photographes du Nightlife seront là eux-aussi.




*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.

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