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Voyager avec Map Crunch

Nous voici dans le joyeux temps des révisions pour les intras. Je vous connais, vous cherchez désespérément une nouvelle occupation pour ne pas, réviser, mais n’ayez crainte j’ai trouvé la solution pour vous !
Après 4chan, Chatroulette, 9gag, voici MapCrunch propulsé avec Tumblr ! C’est mon professeur de transport qui va être ravi de savoir. Le but de ce jeu est relativement simple, mais également relativement long. Et là vous vous demandez : mais quel est ce but tout à fait inconnu et possiblement intéressant et palpitant ? Ehehe. Là, je vous sens bouillonner et je ne peux plus le retenir en moi !

Le principe même de MapCrunch n’est pas stupide et il permet aux plus pauvre d’entre nous de pouvoir voir des paysages grâce à la puissance de Google : Il vous transporte de manière aléatoire quelque part dans le monde. Jusqu’ici, ce n’est pas très compliqué. Mais ce que la communauté de Tumblr a trouvé a faire avec cela, c’est de trouver l’aéroport le plus proche. Et croyez-moi, on peut bien y perdre des heures. Dans un premier temps, vous devez choisir l’option de cacher le lieu de là où vous vous trouvez. Comme ça vous n’avez aucune idée de la ou vous êtes, et vous partez dans une direction ou l’autre à la recherche d’un aéroport !

Voici mon histoire, j’espère que vous aimez l’absurde !
Je me suis lancé dans la folle tâche de trouver un aéroport, peu importe le nombre de clics et de kilomètre que je devais parcourir pour arriver à mon but ! Même si cela devait me coûter ma session, ma nuit, et tout le reste je devais trouver cet aéroport !

Je suis donc allé sur le site, puis une fois là-dessus j’ai commencé l’aventure en appuyant sur : GO !

J’atterris dans un endroit louche et douteux, une forêt touffue. Google serait-il allé jusque dans la forêt amazonienne? En tout cas, je dois décider : devant ou derrière ? C’est un choix compliqué! Peut-être existe-t-il une ville à moins de 1 km derrière moi ou à 25km devant moi. Mais bon de toute manière il faut bien partir quelque part, alors je file tout droit tête baissée.

Le nombre de clics augmente, il faut cliquer, cliquer et toujours cliquer. Je me mets à chanter Brassens en remplaçant trou par petit clic. J’fais des clics, des ptis clics toujours des ptis clics… Je me mis a ricaner et je me suis ressaisi sur mon fauteuil. Je continuais a chercher et à chercher le moindre indice qui pouvait me dire si j’étais sur la bonne route ou non, mais rien ne figurait devant ou derrière. Ça, c’est peu commun. On trouve vraiment n’importe quoi comme jeu sur internet, mais ce jeu change vraiment des autres jeux flash ou ceux vantant d’autres atouts. Il y a vraiment des gens plein d’imagination.

Au bout d’un certain temps, je me suis mis à voir des mirages. Comme si les images qui défilaient depuis tout à l’heure tentaient de me dire quelque chose. Mon cerveau chercha dans les images un quelconque aéroport, mais rien ne vînt. Peut être juste un avion dans le ciel… Je me mis alors à penser à des choses loufoques et absurdes qui déboulèrent dans mon crâne contre ma propre volonté. J’eus la folle vision d’un avion dans le ciel dont le fuseau recouvert d’une peinture était aussi plissé que la jupe d’une petite écolière et je me suis mis à rire. [NDLR : On a perdu Guillaume]

Mais ma conscience se réveilla. J’eus la vision de mon cher aéroport, mais c’était une nouvelle fois un mirage. Cependant au bout de 234 clics dans une direction, j’ai commencé a voir un panneau. Pas de chance, c’était écrit dans un langage encore inconnu pour moi. Mais ce n’était clairement pas de l’espagnol ou du portugais, encore moins du Quecha. Cela ressemblait plutôt à du Thai. Un peu plus loin j’ai trouvé un drapeau rouge-blanc-bleu-blanc-rouge, le tout à horizontale.
J’avais donc bien atterri en Thaïlande. Enfer et damnation. À l’allure où je vais, je ne vais pas trouver d’aéroport avant la fin de l’année. Mais je me dis que je n’aimerais vraiment pas abandonner, et au prix d’un effort surhumain, j’ai reposé ma main sur la souris pour pouvoir cliquer.
À l’aide, le jeu me rend fou, il a dévasté tous mes sens, réduit à néant l’effort de toute une journée. J’ai rejoint les coulisses, j’ai perdu mes habits de liberté pour retrouver le goût de jouer. Malheureusement, le jour se lève, je l’observe et il me fixe. Devinez mes pensées quand au petit matin, je n’avais toujours pas trouvé le fameux aéroport.

C’est alors qu’un nouveau panneau est apparu, en anglais. Il indiqué « Chiang Mai Airport ». J’ai eu comme un soulagement et pour la première fois de la nuit ma main s’est décrispée pour pouvoir lacer complètement la souris. J’ai ainsi pu aller retrouver le chemin de mon lit. Tant pis pour ma journée de cours. J’y étais si bien, dans cette oasis d’éternité au cœur de MapCrunch !




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