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Cabaret Gainsbourg ou Voyage dans une tête de choux !

Mordicus. Suite à son grand succès, il fait enfin escale à Montréal et s’installe dans la fameuse Cinquième salle de la place des arts du 1er au 10 Décembre 2011.

De la poésie ! Rien que de la poésie !

Qu’il s’agisse de peinture, de danse, de marionnette, de musique et de chant live, tous sous le signe de la complexité intellectuelle du grand Gainsbourg. Complexité et génie parfaitement représentés dans une mise en scène à la fois recherchée et originale mais pourtant d’une grande simplicité.

Dès le spectacle commencé, il est aisé de se sentir possédé par l’intime atmosphère de la Cinquième Salle enfumée. L’ambiance Gainsbourg surgit alors de nulle part et nous tient en haleine jusqu’à la fin. Il suffit de se laisser bercer par la superbe orchestration et de flouter légèrement son regard pour « planer » à notre tour dans le fameux nuage de Gitane. Les numéros s’enchainent livrant tour à tour une part de poésie qui incite au voyage en plein cœur de l’imaginaire. A aucun instant, et pour notre plus grand plaisir, cela ne s’apparente à une simple imitation de Gainsbarre. Tout en est inspiré mais rien n’est copié…

Cabaret Gainsbourg est fortement inspiré de la fameuse compilation Du jazz dans le ravin.
Cet album est un excellent reflet des délires et de la folle frénésie des années 1960. C’est alors l’occasion de laisser son esprit divaguer sur les paroles de chansons fortes et indémodables telles qu’Intoxicated Man, 69 Année érotique et tant d’autres… C’est sans parler du fameux et peu orthodoxe tube Les sucettes ici dans une mise en scène dont l’humour à séduit la salle au grand complet.

Ainsi plus de 14 chansons et d’autres numéros se succèdent pour former ce beaucoup trop court spectacle qui s’apparente à une sorte de fable pour adulte dont chacun tire la morale qui lui semble bonne. Les relations complexes entre hommes et femmes, les questionnements sur la beauté, la laideur, le sens de la vie et même la mort ; tant de sujets avec lesquels Gainsbourg aimait valser au quotidiens sont traités dans le spectacle de sorte que chacun y trouve des réponses…

« La laideur est supérieure à la beauté en ceci qu’elle dure » Qui dis mieux ?




*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.