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De toute façon, on est les meilleurs depuis 1967.

I AM chez les “450”

Wo yooooo, wo yo yo yo»
à tout ceux qui aiment le rap français, qui gardent une écharpe «Allez Marseille» en secret,
À tout ceux qui « au début des années 80 Se souviennent des soirées Où l’ambiance était chaude Et les mecs rentraient»

Enfin à tout ceux qui liront cet article musical et frais C’est hier soir sur le concert d’I AM que nous nous sommes déchainés.

Ils font kiffer les nanas, les mecs et même ta soeur Il font danser le mia et chanter tous en choeur Levez les bras, écoutez ca, ca vous prend à l’intérieur La salle est pleine, la foule se place, et trippe sous la chaleur.

Quand tu sens que ton coeur joue au ping pong contre les basses Quand tu sens que le plancher ronronne et tremble sous tes godasses
Quand tu sens les «herbes de provence» embaumer la salle Tu sais que tu danse sur un rythme d’une puissance fatale
Proxenètes de la diction Et macs de la rime Ils pervertissent les sons Et se parent de pseudonymes
Ils font ramper les consonnes, Soumettent les voyelles, La prose litteralement se donne, Pour charmer «les gazelles»

Tu tape tes pattes petit à petit sur le beat.
Tu attrape et tu capte l’atmosphère ecclectique.
Autodidacte, tu t’adapte tu frappe et clap, dynamique.
Dernier album dans les bacs? «saison 5». Symptomatique.

Le chic dans ce trip?
C’Est que cette arme de DISTRACTION massive Passe un message, critique, étripe Même, sans paroles agressives
Sans véhémence Sans fuck, sans nique,et sans acoups.
En disconance, balancent Et font danser les «ganzous»

«Elle est venue s’asseoir à côté de nous Une clope cousine? Quoi, t’as ton mec, nous on est pas jaloux
Deux mètres, cent dix kilos, il s’est pointé Illico aussi sec on est retourné à nos Perriers
Dans toutes les situations, sans inhibition Elle donne son corps avant son nom Dans toutes les situations, sans inhibition Elle donne son corps avant son nom»

Un p’tit dernier pour la route Histoire de vous donner envie
D’Écouter leurs albums en boucle, Calé peinard sur votre lit
«Il voudrait prendre l’autoroute de la fortune Et ne se rend pas compte qu’il pourrait y laisser des plumes Il vient à peine de sortir de son oeuf Et déjà petit frère veut être plus gros que le boeuf
Petit frère a déserté les terrains de jeux Il marche à peine et veut des bottes de sept lieues Petit frère veut grandir trop vite Mais il a oublié que rien ne sert de courir, petit frère»

Ce petit apparté vous auras plût, je l’espère Et rendra vos révisions un peu plus légères je retourne d’ailleurs à mon étude sanguinaire Mais rien que le souvenir me fait « grave kiffer sa mère»

Merci a Akhenaton, Shurik’n, Kheops, Imhotep et Kephren Membres d’I AM, pour cette bouffée d’oxygène.




*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.