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Culture Gui-iK : Steve Jobs : iDead

Steve Jobs est mort, vive Steve Jobs. Il est coutume de ne plus parler en mal de quelqu’un qui vient de mourir. Pour ceux qui le savent, je suis un fervent défenseur de la cause libre, et donc de la cause anti-Apple. Mais aujourd’hui est quand même une journée de deuil pour la communauté geek.

Que l’on aime, ou que l’on n’aime pas Apple, que l’on comprenne ou non la vision de Steve Jobs, on ne peut que remarquer le travail de ce visionnaire. Il a su implanter dans notre quotidien des objets devenus aujourd’hui presque indispensables pour être à la mode du petit Hipster ! Au départ, je voulais faire une chronique sur la sortie de la nouvelle rente, euh, nouveau téléphone de la firme à la Pomme. Mais alors que j’étais en train d’écrire mon article, et bien sûr en train de montrer que la firme est maintenant en train de suivre Android (et non pas l’inverse!), j’ai appris que Steve Jobs venait de mourir. Je n’ai pas pu m’empêcher de sortir les blagues d’usage telles que la nouvelle application de iTunes vient de sortir, soit le : iDead. Ou pire si vous aimez l’humour noir, et pour paraphraser le défunt auteur et annonciateur de chaque grande sortie (en français, car on est un journal francophone): c’est finalement arrivé, et c’est révolutionnaire…
Nous pouvons donc nous intéresser à l’homme. Steve Jobs. Il est resté très discret sur sa vie et pourtant ,il en a accompli des choses dans sa vie. Pour un bref rappel, voici les faits les plus saillants de sa carrière. Il va à l’université, mais après seulement six mois, il décide d’arrêter ses études, comme Bill Gates ou Mark Zuckerberg après lui. «Je n’avais aucune idée de ce que je voulais faire de ma vie, ni comment la fac allait m’aider à le découvrir, et j’étais en train de dépenser toutes les économies de mes parents», raconte-t-il dans son discours de Stanford, en 2005. En 1976 il décide de fonder Apple avec Steve Wozniak. Après la sortie du Macintosh qui peine devant les géant IBM et Microsoft, Steve Jobs démissionne (de manière un peu forcée) d’Apple. En 1986, Steve Jobs rachète à George Lucas une de ses divisions d’effets spéciaux, Graphics Group, pour 10 millions de dollars, qui devientdra Pixar. Vingt ans et une demi-douzaine de succès plus tard (Toy Story, Nemo, Les Indestructibles), Steve Jobs revend la compagnie à Walt Disney pour 7 milliards de dollars, alors qu’en 1996, Apple galère à séduire le public. Une année plus tard, Apple est sur le point de faire faillite, et l’action n’est qu’à seulement 3 dollars. Steve Jobs reprend les rennes de son entreprise. C’est alors qu’il fait prévaloir l’esthétique sur l’objet lui-même. Il décide de supprimer les câbles inutiles dans les ordinateurs, il veut tout faire plus compact, et surtout plus joli! Après la sortie de l’iMac, c’est la montée au sommet qu’attend la société de Cupertino. Steve Jobs enchaîne les bonnes idées, il crée iTunes et l’iPod. En 2007, il révolutionne le marché des téléphones mobiles en sortant l’iPhone. Il présente de nombreux défauts, comme à l’habitude des premières sorties Apple. Il n’est pas compatible avec le 3G, l’appareil photo se fait attendre, le tactile n’est pas pratique… Mais tous ces défauts sont corrigés avec les versions suivantes. Incitant de la même façon à racheter le téléphone toujours au même prix. D’après une étude du Wall Street Magasine, les marges de profit de l’iPhone seraient d’environ 200 %. Cela ne m’étonne guère. Et pourtant, aujourd’hui les autres téléphones se calquent sur les prix iPhone pour pouvoir se vendre.

Enfin, la dernière révolution de Steve Jobs est la sortie de l’iPad 1 puis 6 mois plus tard (histoire de dépenser encore 500 dollars) l’iPad 2, avec comme avantage un appareil photo et un gain de 1 mm de profondeur. Je connais des fans d’Apple qui ont acheté le 1, puis le 2. Bon, personnellement, si vous avez un peu suivi mon actualité tablette, vous verrez qu’à peu près chacune des tablettes sorties entre l’iPad 1 et 2 ont toutes un appareil photo, des ports USB, des micros cartes SD, la prise en charge d’Adobe Flash. Chez Apple, ils peinent un peu à sortir les « nouveautés ». Mais voilà la sortie de l’iPhone 4S (qui ne présente aucune grande nouveauté, si ce n’est la recherche vocale. Bon certes l’idée vient de Google avec Android, mais l’intention est la).

L’avenir pour Apple ?

Steve Jobs était un peu LE moteur pour Apple. C’est lui qui a donné les ordres, et qui avait la créativité en main. Au fil des ans, il était devenu une sorte d’icône pour les fanatiques de la pomme croquée. C’est d’ailleurs pour ça qu’il était revenu pour présenter l’iPad. Figure emblématique des Key note d’Apple, il fallait qu’il présente sa dernière révolution. Il y a 6 semaines, quand il présentait sa démission, l’action d’Apple a chuté de 6 à 10 points à la bourse. Bien qu’il soit d’usage qu’après chaque présentation du nouveau gadget d’Apple, la firme gagne 1 ou 2 points, je pense que la mort de Steve Jobs va provoquer une baisse dans les actions. On l’imaginait toujours derrière Tim Cook à lui souffler les bonnes idées. Désormais il est seul à la barre.
Il doit faire face à la féroce concurrence que lui lancent tous les Smartphones à Android qui prend maintenant plus de 50% de part du marché et surtout à Samsung, l’entreprise coréenne avec qui ils sont en guerre sur les brevets. Il y a quelques mois, Apple avait réussi à interdire la tablette Samsung 10.1 en Allemagne (soit dit en passant, j’en possède une et elle est magnifique !). Elle continue sa bataille pour la faire interdire ailleurs. Il y a une semaine, après l’annonce de la sortie future de l’iPhone 4S et 5, Samsung a répondu en portant plainte au tribunal d’Europe, d’Amérique du Nord, sur la technologie sous-jacente à la 3G. Brevet détenu par Samsung lui-même… Ils souhaitent ainsi faire interdire l’iPhone en Europe et surtout en France. Je vous en reparlerai dans un prochain article !

En bref, le visionnaire est mort. L’homme qui pendant une journée possédait l’entreprise la plus cotée en bourse s’est éteint. Je le vois bien aujourd’hui, arrivé au paradis, et prendre la place de Dieu, et lancer aux anges, « Ceci est une révolution, voici le iParadis ».




*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.

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