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Soul Eater : Si Tim Burton avait fait un manga

Pour moi, le 31 octobre est la plus belle date de l’année. Plus que Noël, plus que Pâques, c’est selon moi l’Halloween qui remporte la palme des célébrations populaires. Ça fait déjà un bon moment que je n’ai plus l’âge de courir les rues pour extorquer des bonbons à des inconnus, ce qui n’est pas très grave puisque ma plus jeune soeur peut encore se le permettre; en fait, ce qui fait de cette journée la plus belle des fêtes est qu’ avec le temps, on finit par réaliser que la fin du mois d’octobre ne rime pas qu’avec sucreries. Pour les plus vieux, c’est une occasion de se costumer en public sans passer (complètement) pour un attardé social. Beaucoup de gens iront à un party, d’autres à une représentation publique du «Rocky Horror Picture Show». Sortez vos corsets, perruques et vêtements indécents, et amusez-vous!

Bien entendu, la population estudiantine de l’école Polytechnique étant des plus sérieuses et assidues au travail, on peut s’attendre à ce que plusieurs d’entre vous, lecteurs chéris, décident de passer cette soirée à la maison pour faire quelques exercices supplémentaires de mécanique pour ingénieurs. Même si vous passez la nuit seul, vous avez tout de même droit de vous mettre dans l’ambiance! Non, je ne vais pas vous suggérer de regarder pour la nième fois «L’étrange Noël de Monsieur Jack», même si ce film est effectivement excellent. Prenez donc une pause bien méritée, sirotez votre thé chaï à la citrouille, puis surfez un peu le net à la recherche du premier épisode de l’anime Soul Eater.

Ce qui frappe au premier abord, c’est l’esthétisme: la première pensée qui me soit venue à l’esprit en voyant défiler le premier épisode est que si Tim Burton était né au Japon, il aurait probablement créé quelque chose dans le style de cette série. Même la musique ambiante peut rappeler les trames sonores de ses films! Je n’avais jamais vu d’animation semblable auparavant, et je n’en ai pas revu depuis. Point bonus de créativité pour la lune et le soleil animés avec un visage dont la bouche bave du sang lorsque les protagonistes vivent un moment brutal.

Point positif numéro deux: l’histoire. On suit une bande de jeunes étudiants de la DWMA, la «Death Weapon and Meister Academy». La particularité de cette école est d’éduquer et d’entraîner des étudiants possédant la capacité de se métamorphoser en arme, de même que les «Meisters» qui les manipulent au combat. La DWMA a été fondée par le dieu de la mort, Lord Death, dans le but de protéger la planète contre les «kishins», ces hommes si corrompus et pervertis qu’ils en sont devenus des démons mangeurs d’âme. L’atmosphère me rappelle un peu Harry Potter, mais avec moins de magie, plus de combats, plus de folie.

Troisième point positif, les personnages. Je l’ai souvent dit: quand je craque pour une série, c’est généralement pour la complexité et la personnalité des protagonistes. Soul Eater ne fait pas exception. En fait, les trois premiers épisodes sont des prologues au cours desquels nous faisons connaissances avec les trois «couples» Weapon-Meister qui seront principalement suivis au cours des 51 épisodes de la série. Maka et Soul ouvrent le bal, au cours d’une bataille enlevante contre Jack the Ripper suivie d’une chasse à la sorcière…particulière.

Viennent ensuite l’exubérant Black Star et la tranquille Tsubaki, qui s’attaquent (de façon peu concluante) à Al Capone et sa bande. Les présentations se terminent avec Death the Kid, le fils de Lord Death, dont l’univers est régi par une recherche constante de la symétrie: il travaille non pas avec un, mais bien deux partenaires Weapons, les jumelles Liz et Patty Thompson. De nouveaux personnages sont introduits au cours de la série, tous plus originaux les uns que les autres. Je mentionne rapidement, juste parce que je les aime bien, le professeur Stein, spécialiste de la dissection, et son collègue Sid, le professeur-zombie.

Que vous dire de plus? Cette série est mémorable, et mérite qu’on lui donne sa chance. Plusieurs moments m’ont fait pleurer de rire, d’autres m’ont fait pleurer tout court. Beaucoup de thèmes sensibles sont abordés de façon inhabituelle; le divorce et l’adultère, l’abus physique et psychologique que certains parents font subir à leurs enfants, la solitude et la peur d’être abandonné, l’incapacité à protéger les personnes auxquelles nous tenons le plus. Tout un programme pour un dessin animé!

Alors sortez vos pantoufles, écrasez-vous devant l’ordinateur, et allez jeter un coup d’œil à Soul Eater. Si vous ne le faites pas, mais que vous avez lu cet article au complet, je vous aime bien quand même. Joyeuse Halloween à tous et toutes!

TL;DR

Série : Soul Eater

Longueur : 51 épisodes

On aime : L’esthétique halloweenesque et unique, l’originalité des personnages, l’histoire qui se développe et réussit à nous surprendre jusqu’aux toutes dernières minutes de la série.

On aime moins : Quelques longueurs, quelques moments un peu clichés.

Verdict : L’Halloween est un moment parfait pour commencer à écouter cette série! Vous serez sûrement éblouis par l’imposante… puissance magique de la sorcière Blair. Au-delà de ça, Soul Eater est une bonne série dont les thèmes matures ont touché beaucoup de gens. À voir en bonne compagnie, ou en compagnie de bonbons.




*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.

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