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La visite de Mr. Thomas Mulcair (NPD) à PSSA Concordia

Par Pier-Luc Therrien-Péloquin

Monsieur Thomas Mulcair fut l’invité d’honneur de l’Association de Science politique de l’université Concordia pour la première conférence Speaker Series le vendredi 16 septembre 2011. Il fût amené à discuter de la situation politique canadienne, de son parti politique NPD, mais avant tout cela fût l’occasion de découvrir ses intentions pour son avenir politique.

Quel avenir?

Histoire bien connue, la victoire du NPD au Québec change la carte politique du Canada et confirme le rejet des conservateurs au Québec. Est-ce une preuve que le Québec est une nation ou est-ce simplement un rejet des vieux partis politiques? Peut-être les deux. Selon Mulcair, les élections fédérales 2011 ont prouvé que la gauche s’est unie pour combattre l’idéologie de droite représentée par les conservateurs sous Harper. La gauche expérimente alors une situation similaire à la droite lors de la formation du Parti conservateur par la fusion de l’Alliance canadienne et des Progressiste-Conservateurs du Canada.

Cette alliance de la gauche sous étendard NDP fédéraliste est sévèrement critique de l’échec du rapatriement de la constitution par Pierre-Elliott Trudeau et de l’échec du Parti Libéral à conserver l’union constitutionnelle canadienne. L’échec de Mulroney et de Trudeau à faire rentrer le Québec dans la constitution a prouvé la nécessité d’un Québec plus fort politiquement pour renforcer le Canada. Une des solutions serait une attribution plus que proportionnelle à la réalité démographique du Québec par rapport aux autres provinces des sièges de la chambre des communes. Une solution qui contredit l’action conservatrice qui valorise le nombre de siège que reçoit l’Ontario. Il y a plusieurs solutions, mais aucune ne serait aussi efficace qu’un gouvernement NPD si on suit le désir de pouvoir et de servir des politiciens. Lors du passage de Mulcair à l’association de PSSA Concordia, son discours partisan n’épargnait pas les libéraux.

On pouvait clairement entendre que Mulcair se réchauffait pour ses futurs discours en présence de ses collègues et que M. Mulcair était en train de préparer sa course à la chefferie de son parti politique.
Son discours clairement antilibéral était très pognant sur l’importance que le Québec représente pour le NPD et que les libéraux était l’ennemi numéro 1 au Québec. Outre le message antilibéral, le futur candidat à la chefferie NPD a soutenu que maintenant la dynamique sur le Spectrum politique serait bipolaire entre la gauche et la droite.

Il a attaqué sans relâche pour convaincre la salle et son futur électorat que les Rouges n’avaient plus leur place en politique au Québec. Il cherchait clairement à faire disparaître les libéraux comme choix électoral. Il a opposé la jeunesse et l’adaptation de son parti aux nouvelles technologies et idéaux face aux libéraux qu’il considère comme assoiffés de pouvoir et aristocratiques.

La fin de son discours s’est concentrée sur l’importance de l’implication des jeunes dans la politique comme chefs du présent et ingénieurs du futur d’une meilleure société canadienne. Promouvant un protectionnisme certain, M. Mulcair en tant que représentant du NDP insisté sur l’importance de l’implication des jeunes pour la réussite nationale face à la compétition internationale et à aux dérives idéologiques de droite. Il encourage les jeunes à sortir de leurs réseaux sociaux sur internet et nous pousse à s’impliquer dans la communauté et faire du réseautage au-delà d’internet. Le monde ne changera pas grâce a ceux qui sont sur Facebook, mais grâce à ceux qui sont dans la rue et qui travaillent pour leurs idéaux, peu importe leur position.

Au final, M. Mulcair nous ramena dans son expérience provinciale en tant que ministre de l’environnement pour Jean Charest. Il nous parla d’importance du développement durable et de maintenir les ressources naturelles pour le futur. Il a aussi mis une emphase sur la diversification de l’économie et de ne pas dépendre intensivement d’une seule ressource. Il a donné comme exemple le pétrole des sables bitumineux. Une économie diversifiée et équilibrée pour un pays en santé.

En bref, on peut conclure du discours de Mulcair qu’il est encore à la recherche d’appui pour sa course à la chefferie et qu’au Québec, l’ennemi n’est pas tant les conservateurs que les libéraux. Le spectre d’un feu de paille orange plane toujours au-dessus de la future tête NPD.

Pier-Luc Therrien-Péloquin est Président de l’Association de Science Politique de Concordia. Il poursuit en se moment un bac en Science Po à Concordia.

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Mots-clés : Politique (30)



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