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Un tournoi de poker vu par une débutante

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Dans la soirée du mardi 13 septembre, je me suis présentée au tournoi de poker organisée par le FAÉCUM (Fédération des Associations Étudiantes du Campus de l’Université de Montréal). N’étant pas à leur première édition, la soirée était bien organisée : une cafétéria avait été réservée avec une quinzaine de tables chacune pouvant accueillir dix joueurs (recouvertes d’une nappe bleue, what?) et un Powerpoint avait été préparé pour afficher les informations importantes de la soirée, dont la distribution des tables et l’affichage de la valeur du big et small blind. Et bien sûr, un stand de liqueurs était de mise (quoi d’autre que de la bière). Nous avions une valeur totale de 10 000 en jetons disposé dans un verre de plastique; celui-ci à utilisation multiple si vous voyez ce que je veux dire. Plusieurs prix étaient offerts pour les gagnants, dont un voyage pour le grand vainqueur.

Les participants
Nous étions environ 150 personnes, réunies pour la modique somme individuelle de cinq dollars, tous prêts à nous affronter pour jouer du poker de type Texas hold’em sans limite. Quelques personnes avaient apportées leur lunette de soleil, quelques-uns écoutaient de la musique pour rester concentré. Il est aussi à noter qu’il y avait peu de représentantes de la gente féminine, environ une par table, donc 1/10 =0.1, très peu : la testostérone se faisait sentir.

Expérience personnelle

Pour ma part, j’étais assez excitée de participer à ce tournoi, car c’est le tout premier auquel j’ai assisté, en tant que participante et observatrice (directe). Si excitée par cette opportunité que lorsqu’un de mes amis me l’a proposé, j’ai accepté, tout en ignorant les règles exactes du jeu. Acte purement volontaire, mais un tantinet irréfléchi, disons-le. J’ai tout de même pu me préparer à temps pour le tournoi, les différentes forces de main en tête. Il est à préciser que je n’étais pas irréaliste ou trop confiante pour penser que je pourrais gagner la première place, ou même la 125e, je voulais simplement vivre le stress, l’adrénaline, l’euphorie supposément reliés au jeu. Mon objectif était de survivre une heure sur les quatre heures prévues. J’aurais pu utiliser mes connaissances en probabilité pour me décourager de participer, mais j’ai décidé de les laisser de côté pour pouvoir profiter au maximum de la soirée. Pour être honnête, malgré la préparation, certaines règles m’avaient échappé, telles que la mise de départ, après le small et big blind, donc j’ai été rapidement démasquée.

Bluffer
Dans la culture populaire, le poker est reconnu comme étant un jeu de hasard et/ou de chance. Vient aussi en tête, pour la plupart des gens, le mot « bluffer ». Le mot prend tout son sens quand on pratique le jeu. En effet, on apprend les règles du jeu, on apprend les mains gagnantes en ordre croissant, on apprend qu’est-ce qu’un big et small blind, mais il n’y pas de livre sur « comment apprendre à bluffer en cinq minutes ». Tout aussi surprenant que cela puisse paraître, j’ai pu l’expérimenter et même y gagner, dans un contexte plus ou moins volontaire. Ayant déjà misé un montant de 300, puisque j’étais le big blind, et ayant renchéri aux calls des autres joueurs, j’étais en face-à-face, il y avait déjà trop de jetons en jeu pour que je puisse me retirer… Je n’avais pas un jeu gagnant, en fait, je n’avais rien sauf un roi de trèfle. L’autre personne misait 150 à chaque tour et on m’avait conseillé de ne pas se coucher quand on était un blind, donc que faire… Mais oui, bluffer! Avec environ quelques milliers dans le pot (peu pour les experts, mais beaucoup pour les débutants). Nous nous sommes rendus jusqu’à la cinquième carte tournée, je dois avouer que j’étais stressée, j’ai finalement montré mes cartes. Surprise, je gagnais simplement grâce à mon roi; l’autre personne avait elle aussi bluffée. La surprise était générale, due à ma flagrante inexpertise du jeu.

La fin d’une expérience
J’ai finalement gagné trois mains durant ma courte apparition dans le monde du poker, mais j’ai finalement perdu après deux heures, à la seconde où la première pause débutait. Une défaite dû au premier all in de ma «carrière», même pas du bluff, je croyais réellement gagner cette partie : j’avais un triplé d’As et un roi et nous étions trois à miser. Ironiquement, l’autre personne, elle aussi ayant mis tous ses gains dans le lot et posséfait également un triplé d’As, mais avec un 10… Le vaiqueur, nous a battu avec une flush de valet.
Après environ deux heures de tension ininterrompue, j’étais affamée, mais ravie de cette expérience. Bref une soirée mémorable!

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*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.