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Un Piknic Électronik ensoleillé

Tout Montréal s’était visiblement donné rendez-vous au Piknic la semaine dernière, à en juger par le nombre de gens venus profiter du beau temps au son de la musique électronique.

La cause de cet afflux de participants, en grands nombres dès le début de l’après-midi ? Outre la programmation, le soleil et la température synonymes d’un dimanche de farniente au bord de l’eau avec un pique-nique, notons le déluge de la semaine précédente qui avait limité les ambitions de certains habitués pour ne faire place qu’aux plus courageux ou aux plus fous qui aura concentré le public pour un retour à l’équilibre cette semaine.

Mais plutôt que d’accorder un pouvoir de vie et de mort aux conditions météorologiques dans ce qui pourrait sembler un élan de banalités, il semble plus juste de donner crédit là où crédit est dû. Se sont en effet les artistes qui sont parmi les principaux responsables du succès de l’événement, avec les efforts de l’équipe d’organisation ainsi que ceux des bénévoles du festival.

Dû côté des artistes, l’allemand Dominik Eulberg figurait haut dans la liste des artistes à ne pas manquer au cours de la saison pour les amateurs de techno minimale. L’homme qui a fait sa marque tant pour ses productions organiques que pour ses remix a démontré la raison pour laquelle il est l’un des plus en vue du milieu dans son pays d’origine et donc, par les ramifications de cette scène jusqu’à l’internationale, également dans le monde.

Autre fait saillant de la scène principale, la performance offerte par le duo formé de Fu Ancko et de Mono-Poly du collectif Eresys. Bien que l’on connaisse déjà ce dernier pour avoir joué au Piknic à quelques reprises ainsi que dans de nombreuses salles telles qu’au Salon Daomé où il est résident avec Fu Ancko, on est heureux de constater la place qu’il soit parvenu à prendre dans le milieu, tant à Montréal qu’à l’étranger. Bien que le public local soit en quantités plus humbles pour cette branche de la musique électronique (principalement techno et tech-house) que pour d’autres, ce duo est parvenu à se hisser parmi les plus importants acteurs au sein de la métropole, en plus de produire des titres sous quelques étiquettes internationales.

Sur la seconde scène, toujours orchestrée de façon à offrir un contrepoids aux rythmes de la scène principale, les DJ du label Swing & Skip ont quant à eux présenté une sélection de bass music venue compléter les sons acid provenant du Calder. À l’image des performances de Lexis, de Rilly Guilty et de Julio Bashmore lors de l’édition précédente, les DJ Backlash, Hissy Fit et HGLDT se sont échangé les contrôles du système de son pour présenter un chapitre de ce genre de musique à l’origine du dubstep, du UK-garage ainsi que du UK-funky. Tout au long de leur lecture du registre, on pouvait percevoir les différentes intonations des lecteurs, qui exploraient tantôt dans les débuts embryonnaires du dubstep, tantôt dans les tempos plus dansants du garage, mais toujours dans une fluidité qui trahissait leur aisance dans le domaine. Aisance acquise relativement rapidement grâce aux résidences obtenues par ces DJ mais aussi une curiosité palpable, qui leur permet de digérer la grande quantité de matériel produit dans ces registres par des grands noms tout comme par des producteurs qui ont font de leur chambre à coucher leur studio.

Dû côté des organisateurs, soulignons les efforts déployés pour parcourir la moitié du chemin qui sépare encore la musique électronique et le grand public. En effet, l’organisation a pour la première fois retransmis en direct une partie des performances de la journée, sans doute pour tenter de rejoindre ceux qui hésitent encore à s’aventurer au parc Jean-Drapeau les dimanches. Difficile de juger du succès de l’entreprise depuis le lieu-même de l’évènement, mais on peut s’attendre à ce que l’expérience soit répétée dans le futur, puisqu’elle permet de partager l’expérience du Piknic Électronik non seulement avec les futurs participants potentiels de Montréal, mais aussi avec les adeptes du genre autour du monde via Internet.

Noble initiative de la part des organisateurs, qu’il pourrait être intéressant de voir jumelée avec les systèmes de téléprésence développés à la Société des Arts Technologiques. Une idée à explorer serait celle de mettre en place de telles installations permettant de rejoindre les sites où le Piknic a pris de l’expansion cette année, à savoir Gatineau et Barcelone.

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Pour davantage d’information sur les artistes invités cette fin de semaine, consulter leur site Internet :

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À l’horaire de l’édition de la semaine prochaine :

Scène principale

Scène GURU

Pour tous les détails, consulter le site web du Piknic Électronik au www.piknicelectronik.com.

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*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.

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