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Reprise économique et incertitudes : savoir évaluer les risques

Par Mehdi Guedira

Trois ans après le début de la crise des subprimes, les pays du monde traversent une période d’incertitude économique. À la différence de la période précédant les troubles sur les marchés financiers, on constate maintenant une plus grande acceptation du risque.

Le principal déficonsiste donc à gérer ce risque. Un premier élément de réponse, largement repris par les différents intervenants, recouvre la notion de la supervision et de la surveillance des marchés. Des réformes sont en effet nécessaires pour réguler les marchés financiers. D’autre part, il est assumé que la croissance est stimulée par le secteur privé et qu’il est donc primordial d’instaurer un environnement de convergence.

Le cas de l’Allemagne dans le contexte européen

Au niveau européen, il est important de noter que l’économie du vieux continent est très diversifiée (avec la Grèce et la Suède des deux côtés de l’éventail). On constate par ailleurs que les réformes structurelles n’ont pas encore eu un impact positif sur le PIB. De plus, les politiques publiques sont à l’heure actuelle très impopulaires. C’est dans ce contexte qu’évolue l’Allemagne, première économie européenne.

En effet, de nombreux aspects font de l’Allemagne la locomotive de l’Union européenne : marché du travail en expansion ; série de réformes visant à dynamiser l’économie et à améliorer la flexibilité ; importante résilience post crise. Toutefois, il y a un manque criant de main d’œuvre, ce qui représente un enjeu de taille et une réelle nécessité de revoir les politiques d’immigration. En terme de compétitivité, les Allemands sont très performants mais leur économie est trop dépendante des exportations. En effet, 45% de PIB allemand est issu des ventes à l’étranger. Ajoutons à cela qu’il n’y a eu pas de bulle du crédit.

Ainsi, le géant européen aura un rôle clé dans le développement économique de l’UE dans les prochaines années. L’Allemagne aura toutefois des défis de taille à relever afin de garder son leadership.

Les dangers du terrorisme

Le 11 Septembre 2001 a marqué un tournant dans la géopolitique mondiale. Le terrorisme est désormais une réalité et le traumatisme international résultant a conduit à une internalisation de ce « paramètre » dans les différentes analyses économiques. Mais, se demande t-on assez souvent quelles en sont les causes ?
Le terrorisme est avant tout un sentiment de dépravation. Il est souvent le fruit de la pauvreté, d’un manque de justice, de gouvernance, d’éducation, de réformes, de liberté des médias ou d’une combinaison de tous ces éléments. C’est un état d’esprit qui pousse des désespérés à exprimer leurs pensées. Il est important de bien noter, par ailleurs, que le terrorisme est totalement dissocié du concept de foi religieuse.

Il convient donc d’évaluer les risques associés à ce fléau, à savoir : fuite des capitaux, pertes d’emplois, montée du chômage, augmentation du coût du crédit (les compagnies payent plus de taxes) ainsi que toutes les répercussions économiques liées à ces phénomènes.

Avant d’investir dans une économie, certains indicateurs permettent d’évaluer les risques de terrorisme tels que le type de régime, la croissance, la dispersion des revenus et le taux de chômage des jeunes.

S’il y a une leçon à retenir de l’intervention de M. Aziz (ancien président du Pakistan), Fight against terrorism is not a security issue, it’s a heart and mind issue. Ceci étant dit, aucun pays n’est à l’abri et une coopération et une écoute mutuelle sont indispensables pour un monde plus sûr.

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De haut en bas : Hélène Desmarais, Michael Klowde, Thomas Mirow ©Photos William Sanger, Le Polyscope




*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.

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