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Une reprise encore fragile

Première journée au Forum économique international des Amériques sous le signe de l’économie et de la gouvernance, et plus particulièrement en abordant la reprise économique à travers les pôles économiques mondiaux.

L’Europe face à la crise

Le cas de l’Europe est particulier à la crise mondiale selon Michel Barnier, commissaire, marché intérieur et services à la Commission européenne. En effet, on assiste en Europe à une mutualisation des politiques et des destins, le continent devenant uni sans pour autant être uniforme.

La crise est caractérisée par différentes interpellations dont les manifestations externes se traduisent par des crises financières, économiques et écologiques ; d’un autre côté, la principale manifestation interne aux différents pays réside dans la montée des extrêmes nationalistes au niveau politique (i.e. Finlande, Italie et France).

Pour répondre à ces manifestations, trois actions se doivent d’être prises par l’Europe. En premier lieu, tirer les leçons nécessaires de la crise débutée en 2008, pour ainsi anticiper, prévenir et limiter les effets des prochaines perturbations. Par la suite, instaurer une meilleure gouvernance, permettant une meilleure régulation au sein de l’Union Européenne et des pays fragiles. Dans cette optique, la création d’un poste de ministre européen des finances ou d’un ministère européen des finances serait envisageable. Finalement, relancer la croissance en se servant du marché intégré européen de 27 pays et 331 millions d’habitants.

Les défis des grands pôles de croissance : à quoi peut-on s’attendre ?

Les solutions développées par les pôles de la triade diffèrent légèrement de par leurs actions qui seront posées dans un avenir proche. En effet, pour Robert Hormats, sous-secrétaire d’État américain aux affaires économiques, la relance passe par la concurrence, l’innovation et la coopération économique globale. Le Japon quant à lui doit non seulement combler les effets de la crise, mais surtout absorber les désastres occasionnés par les trois catastrophes qui touchèrent le pays au mois de mars dernier (séisme, tsunami et Fukushima).


Go structural, go social

Angel Gurría, secrétaire général de l’OCDE, résume les différentes idées et propositions émises en mettant l’emphase sur l’aspect social de la reprise économique. Le problème principal réside dans le taux de chômage surélevé qui touche les différents pays, et la solution se doit de résoudre ce problème. Une meilleure gouvernance sera appliquée pour pouvoir sortir de la crise et ainsi miser sur une croissance verte, dont la reprise s’effectuera à plusieurs vitesses dépendamment des pays, en étroite collaboration internationale.

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De haut en bas : Michel Barnier, Robert Hormats, Haruhiko Kuroda et Angel Gurría. ©Photos William Sanger, Le Polyscope




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