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Panda volant à 3 heures !

L’Igloofest, dans toute son originalité, continue de réserver des surprises aux plus aguerris des mélomanes. Outre le fait de danser à
-15 degrés, le corps imbibé de vin chaud à la canelle, une courte promenade à travers les installations du festival écarquilleront les yeux. À Montréal, c’est indéniable, on a l’hiver dans le sang !

Deux scènes se partagent l’espace alloué aux festivaliers. La première se cache dans un igloo acceuillant les danseurs se réchauffant en sautant dans les airs, tandis que les plus beaux one-piece des années 80 défilent les uns après les autres. Passé une série de coussins appuyés aux structures de glace, on rejoint la foule de plus en plus serrée pour atteindre la scène principale, formée d’immenses écrans de plusieurs mètres de hauteur. Les structures encerclant les milliers de danseurs permettent d’observer de haut les kangourous, Batman, poubelles radioactives, gars torse nu (!?) et tout autre body-surfer s’aventurant pardessus la foule. Ghislain Poirier entre en scène je plonge et m’immerge dans l’ambiance la plus chaude de janvier.

Le point principal d’un tel évènement, c’est de garder en mémoire le principe du pingouin. Faut rester au milieu, bouger, tourner, sauter, bref, maximiser la friction pour tenter de récupérer un peu de chaleur. Les premières notes du remix de Wa-la-la-leng retentissent au Vieux-Port, le chanteur Face-T dirigeant les mouvements d’une foule à l’écoute des rythmes que Poirier déverse. Alors qu’auparavant les spectateurs dansaient de manière éparse, nous voila hypnotisés par cette déferlante musicale. Et c’est là qu’il faut être alerte, car tout peut arriver.
Les plumes des CanadaGoose s’envolent en l’air, les filles grimpes sur les épaules des braves les portant, et, et…

Panda volant à 3 heures ! Oui un magnifique costume de panda passe au dessus de moi, traverse une vingtaine de mètres et quelques milliers de spectateurs en 20 secondes. C’est à travers mes yeux de néophyte que j’ai gouté pour la première fois aux sensations de l’Igloofest, et je dois dire que je me suis fait prendre au piège. Vivement l’hiver prochain ! En attendant, les Piknics Électronik sauront me faire patienter cet été, dansant les bras en l’air avec ma tuque bleue et brune tricotée sur les beats électroniques.




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