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Révolution de jasmin

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Le dernier mois a vu fl eurir en plein creux de l’hiver les fl eurs du Maghreb. Depuis décembre 2010, la Tunisie vit des moments clefs dans son histoire avec la période que l’on connait maintenant sous le nom de Révolution de jasmin.
Cet article ne se veut pas comme tentant de comprendre en profondeur les causes et les effets d’un tel bouleversement social, mais tente plutôt de faire une synthèse de ce qui a été publié dans les dernières semaines, offrant ainsi aux lecteurs des informations tirées du Courrier International, du journal La Presse et des émissions télévisées Le Grand Journal et L’Effet Papillon, toutes deux produites par Canal +.

Je vous propose donc un bref retour sur les diverses étapes qui ont mené à la chute du président Ben Ali, président au pouvoir depuis 23 ans.
Le 17 décembre 2010, Mohammed Bouazizi, contraint au chomage, proteste contre l’augmentation des prix des denrées et porte une action symbolique en s’immolant. À l’image de Jan Palach, étudiant tchèque qui en 1968 s’immola à Prague pour déclencher la révolution de velours qu’a connu la République Tchèque, l’acte de Mohammed Bouazizi marqua le début des affrontements entre les forces de l’ordre et les manifestants.
Le député vert européen Cohn-Bendit s’est levé à la tribune du Parlement européen le 12 janvier pour dénoncer l’inaction des pays d’Europe qui au temps de la République Tchèque ont su s’indigner en réagissant adéquatement tandis qu’aujourd’hui les actions s’attendent toujours.
Une semaine plus tard, le 24 décembre 2010, les affrontements dégénèrent, alors que les policiers ouvrent le feu sur les manifestants, ne faisant qu’augmenter la clameur populaire.

Le 28 décembre 2010, Ben Ali fait une déclaration à la télévision et dénonce une instrumentalisation politique des évènements qui secouent la Tunisie. En réponse à cette allocution télévisée, le mouvement populaire s’étend à d’autres villes, telles que Thala, Kasserine et Sidi Bouzid. Les médias sont contrôlés, et les seules images impartiales proviennent soit des envoyés spéciaux, soit des réseaux sociaux tels que Twitter, Facebook et divers blogs. Ces nouveaux moyens de communication permettront de faire état de l’ampleur de la violence de la répression gouvernementale.
Les 8 et 9 janvier 2011 restent des dates sanglantes dans la révolution de jasmin. Selon les autorités, 21 personnes ont trouvé la mort dans les affrontements, tandis que du côté des manifestants, ce sont 50 civils qui furent assassinés sous les balles des forces de l’ordre.

Le lendemain, le président Ben Ali réapparaît devant la nation tunisienne et fait le 10 janvier une promesse de création de plus de 300 000 emplois.
La contestation gagne la capitale Tunis, les écoles et les universités ferment tandis que la ville subit un couvre-feu alors que l’armée entre dans les rues.

Finalement, le 14 janvier, Ben Ali réitère de nouvelles offres à la population : baisse des prix des aliments, une plus grande liberté de l’information, l’arrêt des tirs sur les manifestations ainsi que la promesse de ne plus se représenter en 2014 après avoir passé 23 ans au pouvoir.
Le même jour, il fuit le pays avec sa famille à bord de son avion.

Depuis le 14 janvier, le pays est gouverné par le premier ministre Ghannouchi devenu président par interim, ainsi que par le président du parlement Fouad Mebazaa, tous deux bras droits de Ben Ali. Un despote part, mais le système à partir duquel il a réussi à assoir son pouvoir reste en place.

Depuis les derniers évènements survenus en Tunisie, les autres pays d’Afrique du nord connaissent une montée des tensions avec une série d’immolations survenues dans plusieurs villes d’Égypte et d’Algérie.

De nombreuses raisons laissent espérer une fin heureuse pour le peuple tunisien : l’armée a délaissé le pouvoir tyrannique pour se ranger du côté du peuple, la protestation a été portée par de nombreuses couches de la population, notamment les femmes, laissant de côté les intégristes, les slogans ont insisté sur la société et l’État de droit au lieu d’une glorification de la nation arabe ou musulmane. De plus, l’effrondrement du régime de Ben Ali a permis de mettre à jour le système de bandes dirigeant le pays.
Les opposants politiques s’expriment et les médias réclament ouvertement l’indépendance qui leur a été enlevée depuis plusieurs années.

Les tensions restent présentes en Tunisie à l’heure actuelle, malgré la formation d’un gouvernement d’union nationale. Néanmoins, il est à espérer que le pays connaîtra une période de paix après le soulèvement qui lui a permis de se débarrasser de son despote. Après le sang des manifestants aggressivement réprimés, le feu répandu à même le sang tunisien, le jasmin s’est permit de fl eurir dans les rues de Tunisie, au nom de la liberté et de la démocratie.

Le dossier de la semaine :

Comme vous pouvez le voir, le journal a revêtu ses plus belles couleurs vertes pour cette seconde édition de la session. Vous tenez entre vos mains notre numéro spécial environnement.
Les prochaines pages seront un bon préambule pour la semaine de l’environnement qui approche à grands pas !

Découverte de la semaine, regardez de plus près le logo de Polysphère, vous y découvrirez un croquis dessiné dans la sphère. L’Afrique ?
L’Antarctique ? Eh non, en regardant de plus près, vous y trouverez un arbre ! Le directeur du comité en a été le premier surpris. Comme ça vous dormirez moins niaiseux et vous penserez deux fois avant de jeter votre journal ailleurs que dans le bac de recyclage !

Image article Révolution de jasmin 1179




*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.
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