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Independance Day

Pour cette semaine particulière, le Polyscope se place sous l’enseigne de l’indépendance.
Nous avons alors décidé, avec les collègues du journal, de parler d’un film qui a pu à certains égards infl uencer le cinéma d’action et porte pour thème l’indépendance, question d’ajouter une dimension de plus au sujet de la semaine.
Réalisé en 1996 par Roland Emmerich, qui s’était fait connaître deux ans auparavant grâce à Stargate, le film dont nous allons parler porte sur l’indépendance, et pas n’importe laquelle : celle de l’humanité toute entière.

En effet, au milieu des années 90, alors que le cinéma d’action peine à se renouveler et que l’ère de l’« action hero » avec les Bruce Willis, Sylvester Stallone et autres Schwarzenegger s’essouffl e, arrive en salle le 2 juillet 1996 Independence Day. Film catastrophe par excellence qui aura permis à son réalisateur d’en faire sa marque de fabrique (en 2004 avec The Day After Tomorrow et en 2009 avec 2012), Independence Day parle tout simplement de la tentative d’aliens de détruire notre belle planète.

Si l’oeuvre en elle-même ne présente pas d’intérêts particuliers en ce qui concerne l’aspect art cinématographique, elle a par contre apporté quelque chose d’un point de vue divertissement. En effet, dans la veine d’un Jurassic Park, le film alterne constamment entre de l’action à couper le souffl e, avec des scènes de destruction mémorable comme celle de la maison blanche (14 ans après la scène n’a
pas pris une ride), et de l’humour porté principalement par le duo Will Smith (qui se verra offrir un rôle juste après Independence Day dans Men In Black) et Jeff Goldblum (Jurassic Park et La Mouche).

Le film, bien qu’il ait pu marquer son époque, ne reste pas sans défauts, on regrette effectivement qu’il soit à la gloire des États-Unis (les gros plans sur le drapeau américain et même le mérite de cette indépendance de l’humanité leur reviendra).

On aura droit à une scène de grand n’importe quoi (mais jouissive tout de même) où le président des États-Unis en personne, se mettra au commande d’un F16 pour la bataille finale. On peut aussi noter la présence d’histoires secondaires vraiment peu inspirées (notamment celle du père alcoolique vétéran de la guerre du Vietnam, cherchant à regagner le respect de son fils ou encore celle du président des États-Unis et de sa fille) qui peuvent par moment effectivement agacer à cause de leur aspect trop caricatural et trop naïf.

Mais s’il est effectivement aisé de critiquer ce genre de film, il ne faut pas nier pour autant les qualités de divertissement que propose celui-ci.
En effet, pendant près de 2h30, le film va scotcher le spectateur à son siège ne lui laissant aucun moment de répit. Les nombreuses scènes d’action sont époustoufl antes, le duo Smith/Goldblum fonctionne très bien et laisse souvent le sourire aux lèvres. Le spectateur va connaître pendant plus de deux heures une grande palette d’émotions (allant du rire à la tendresse en passant par le stress…) et beaucoup de plaisir.

Bien que le film ne soit pas le plus ancré dans l’actualité et date maintenant de presque 15 ans, il est, je pense, important d’en retoucher un mot de temps en temps. D’une part pour ne pas oublier ce qu’est un bon film d’action intemporel et d’autre part parce qu’Independence Day est la définition parfaite du divertissement au cinéma et ce pour toute la famille.
Image article Independance Day 1166




*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.

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