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L’Afrique

L’année 2010 a été marquée par la célébration des 50 ans d’indépendance de nombreux pays africains. Faisons un petit retour dans le passé. En 1945, L’Afrique noire était totalement colonisée. Les pays occidentaux ont décidé de s’implanter dans différentes régions du continent.
Les Anglais se sont installés dans l’est, les Français dans le centre et l’ouest, le Portugal dans le sud et la Belgique s’est accaparée du Congo. En 1960, presque tous ces empires ont disparus, suite à des guerres d’indépendance des populations locales. Ainsi ce sont alors 16 États qui accèdent à l’indépendance : le Togo, le Cameroun (dont les populations étaient déjà largement autonomes),
le Bénin, le Niger, le Burkina-Faso, la Côte d’Ivoire, le Mali, le Sénégal, la Mauritanie, le Tchad, la République Centrafricaine, le Congo-Brazzaville, le Gabon et Madagascar, le Nigéria britannique et le Congo belge.

Une décolonisation progressive Le contexte international remet de plus en plus en cause la suprématie des colons. La défaite française en Indochine en 1954, le début de la guerre en Algérie, la conférence des pays non alignés à Bandung en 1955, la crise de Suez en 1956, sont autant de faits qui contribuent à faire écrouler le mythe des nations invincibles que cultivaient la Belgique et la France. En plus de l’ONU, les États-Unis et l’URSS ont incité les populations à se libérer. La révolte est aussi venue des Africains eux-même.
Par exemple en 1958, toutes les nations africaines sont réunies pour voter un reférendum sur l’union-partenariat avec la France. Cette union avait pour objectif d’offrir des « domaines réservés » à la France. Toutes les nations y étaient favorables.
Toutes, sauf une : La Guinée. Sékou Touré, v o u l a n t u n e indépendance immédiate a lancé à de Gaulle:
« N o u s préférons l a p a u –
vreté dans la liberté à la richesse dans l’esclavage. ». Suite à son allocution, les nations africaines ont voté non au référendum.
D’autres leaders se sont liés à Sékou Touré pour mener leur peuple à la liberté : Léopold Sédar Senghor au Sénégal, Félix Houphouët-Boigny en Côte d’Ivoîre, Modibo Keita au Mali…
De nombreux partis politiques sont crées notamment le Rassemblement Démocratique Africain, qui devient très vite un parti de grande ampleur dans l’Afrique noire française. Au Cameroun, l’Union des populations du Cameroun de Ruben Um Nyobé est très actif et mène des manisfestations sociales. Devant le refus des autorités françaises, il n’a pas hésité à mener une violente bataille, très vite réprimée par la France. Les peuples ont ainsi arrachés leur indépendance autour des années 60.

Où en est-on cinquante ans plus tard ?
Bien sûr vous verrez à la télévision des enfants qui meurent de faim, des femmes démunies et des familles sans ressource. Bien sûr vous verrez des organism e s v o u s approc h
e r pour vous d e m a n d e r des dons pour « aider les enfants en Afrique ».
Mais l’Afrique ne se réduit pas à ces images.
L’histoire de l’Afriq u e n’a pas commencé avec la colonisation, heureusement.
J’ai envie de vous parler des joies de l’Afrique et non pas des guerres, ni du SIDA ou n’importe quel autre point négatif. Amadou Hampaté Ba, un écrivain et ethnologue malien a écrit :
« Le sommeil est le thermomètre de la bonne santé, donc de la paix du corps.
L’Occident ne dort plus, il est malade.
Non seulement l’Afrique dort mais elle rit. Le rire est le thermomètre de la paix du coeur. L’Afrique rit, c’est la preuve qu’elle se porte bien. »

Un continent si riche Une grande partie de ses ressources est encore inexploitée : diamants, or, uranium, cuivre, cobalt, coltan, pétrole, gaz… L’Afrique est aujourd’hui le continent qui possède le plus de pétrole dans son sous-sol. Même si la production du pétrole a augmenté au cours de ces vingt dernières années, elle est loin d’avoir atteint son maximum : de nombreux gisements sont encore inexplorés. Plus de la moitié des diamants vendus dans le monde sont issus du sous-sol africain.
Plus d’un tiers des réserves de matières premières se trouve aussi en Afrique (hydrocarbures, minerais et métaux).

L’Afrique aujourd’hui Bien de grands projets technologiques ont été entrepris, mais ils se sont éteints sur le sol africain. Pourquoi ? Parce que l’Afrique ce n’est pas l’Occident ! Les barrages hydrauliques, les centrales solaires, les acieries et autres projets technologiques surdimensionnés directement importées de l’Occident n’y font pas long feu car les mentalités locales ne sont pas les mêmes. En revanche les installations simples qui requièrent peu de maintenance, peu de réparation, qui sont peu coûteuses et vraiment utiles tels que le téléphone portable et le four solaire… ont un grand succès.

Toutefois l’un des maux importants de l’Afrique contemporaine est « la fuite des cerveaux ». Car en effet le continent se vide de sa matière grise.
Tous les ans au moins 20 000 chercheurs, ingénieurs, médecins et autres personnels hautement qualifiés partent pour l’Europe et en Amérique du Nord.
Plus du tiers des intellectuels Africains vivent à l’étranger. On accuse souvent l’environnement social et le manque de perspectives pour les jeunes diplômés, comme raisons de cet exode massif.
Pourtant cela a une infl uence négative sur le développement du continent. Les gouvernements travaillent pour proposer des mesures encourageant les migrants à rentrer dans leur pays d’origine.

Qu’il s’agisse d’un passé lointain (traite négrière, esclavage) ou plus récent (colonisation, guerres contemporaines),
de nombreuses zones d’ombre demeurent encore dans l’histoire africaine. Les historiens font encore des fouilles dans de nombreux pays d’Afrique, notamment au Tchad pour retrouver l’origine du berceau de l’humanité. Les Africains doivent construire leur histoire car comme dit un proverbe africain « Aussi longtemps que les lions n’auront pas leur historien, les récits de chasse tourneront toujours à la gloire du chasseur. »
Image article L’Afrique 1158




*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.

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