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De toute façon, on est les meilleurs depuis 1967.

Comment passer à travers la semaine des intras ?

Me voici en train d’écrire l’édito de cette semaine, prenant une courte pause dans mon blitz de révision pré-intra(s).
Une sage parole étudiante véhicule le fait qu’être à l’université équivaut à travailler douze heures par jour, sept jours sur sept, deux semaines par session. Approuvé par la rédaction !
La semaine de relâche, ou plus adéquatemment rebaptisée semaine de lecture, est tombée à la bonne période pour ne pas crouler sous le retard et la charge de travail accumulée depuis septembre… Imaginez ces pauvres McGillois qui se font buster sur toute la ligne sans avoir de semaine de lecture à l’automne…
(raison de plus pour venir à l’Université de Montréal !).

Nous y voici donc. Les gouttes de sueur perlent sur un front qu’essuient des doigts aux ongles rongés par l’anxiété. Le tic nerveux d’une jambe rythme et garde éveillé votre pauvre rédacteur en chef dont le sang n’est plus qu’un amalgame de caféine et de théine (oui, oui, les deux en même temps). Même les plus vaillants d’entres-
nous n’y resistent et succombent.
Jetez un coup d’oeil en bas de la page 3 pour constater que notre barbare officiel a croulé sous la montagne d’intras des plus tortueux. Tombé sur le champ de bataille de l’érudition universitaire, je lui rend hommage, et pense sincèrement le rejoindre dans ce combat perdu d’avance, mais une fois cet édito terminé.

Je vous propose donc pour cette septième édition du Polyscope une petite recette pour surmonter cette période tant redoutée des étudiants, autant des jeunes premiers fraîchement arrivés des CEGEP que des plus aguerris qui cumulent leurs 90 crédits après six sessions des plus laborieuses.

Régime alimentaire sain

Oubliez vos cinq portions de fruits et de légumes par jour. En temps de crise, il faut aller au plus important. Aussi, pour pouvoir rester éveillé malgré les nuits trop courtes, un savant mélange remplace les traditionnels bière et jus d’orange quotidiens. Une pochette de thé Earl Grey, deux cuillèrées de votre café soluble et quelques pincées de sucre et c’est parti pour des nuits blanches sans soucis ! En effet, tandis que le café vous boost sur le court terme, la théine du thé préviens le crash imminent dû au café, et permet de rester alerte plus longtemps. Le sucre n’étant là que pour atténuer un goût des plus particuliers… Si vous couvrez une petite toux, remplacez le sucre par deux cuillères de miel, et le tour est joué ! Bon j’arrête là mes suggestions culinaires, histoire de ne pas faire une di Stasio de moi-même…

Musique

Notre chroniqueur automobile qui s’essaie dans le domaine des costumes d’Halloween cette semaine aurait sa petite idée sur la question.
Trance, trance, trance. Pour faire un peu plus original, et pour vous évitez des suggestions parsemées de cris en caps lock, mon avis personnel se dirigerait vers de la musique bien épique.
Avec la musique d’Inception en fond sonore, tout devient plus substanciel.
Un petit tour du côté de YouTube avec les mots clefs epic music saura faire votre bonheur.

Attention néanmoins, réécouter une musique « normale » peut paraître fade au début, surtout après un sept jours de trame sonore à la Hans Zimmer. Mais avouez tout de même que les problèmes de mécanique des milieux continus passent toujours mieux avec une telle symphonie !

Sommeil

Des nuits de neuf heures, le tout avant minuit ? Sincèrement, qui a besoin de sommeil ? Dormir, c’est pour les faibles.
Et puis c’est comme les révisions.
À deux, c’est toujours mieux.
Solutions avant l’improvisation Plusieurs méthodes s’offrent à vous. Il y a la traditionnelle je-me-mets-à-jourdans-
mes-lectures-depuis-le-débutde-
la-session-et-il-n’y-aura-aucunproblème-
quand-viendra-le-tempsdes-
intras, mais si vous êtes en rendus à lire mon édito pour espérer survivre à cette épreuve, alors cette méthode n’est visiblement pas pour vous (ni pour moi, malheureusement).

Passons tout de suite à la partie réservée aux vrais. Méthode dite de la bouteille. Si votre examen intra se décline sous la forme de divines questions à choix multiples, alors repérez le ou la 4.0 de moyenne cumulative de la classe, et achetez lui une belle bouteille d’eau. En examen, mettez vous à portée de vue de son bureau, de préférence en arrière d’elle (mettons que c’est nettement plus sexy que la 4.0 soit une fille…). À chaque 5 min, la 4.0 pose la bouteille dans un coin de la table. En haut à gauche pour la réponse A, en haut à droite pour la B, en bas à gauche pour la C, en bas à droite pour la D et finalement au centre pour la E. Méthode indétectable, en autant que la division du temps reste respectée, chaque question correspondant à cinq minutes au cadran de l’horloge.

Qui parle de blitz de révision, parle nécessairement de la dernière nuit blanche avant l’examen. Après une bonne période de procrastination sur Facebook, Twitter, Cyberpresse et tout autre échappatoire à l’absorbtion intellectuelle, le nombre d’heure avant l’examen n’est plus que de 12. C’est pas grave, pas d’panique ! La solution, ne plus dormir (encore une fois, à ce niveau là, le mal est déjà fait, alors un peu plus, un peu moins…), réviser (le mot juste serait plutôt d’apprendre pour la première fois en fait), apprendre par coeur et compter sur sa mémoire vive et l’adrénaline de l’examen pour recracher les réponses adéquates. Il paraît que cela fonctionne… à tester dans les jours à venir !

Le code morse reste une méthode des plus traditionnelles et des plus indétectables qui s’offrent à vous.
C’est certain que de prouvez que votre procédé s’inscrit dans une lignée du développement durable peut être périlleux en – et en . , mais cela reste possible !

Et si rien ne marche

Et pour celui ou celle qui se présente en offrande devant cette copie d’examen tant redoutée, malgré les bons conseils prodigés au fil de ce texte, il ne reste plus grand chose à faire sinon prendre un stylo et tenter le tout pour le tout.
Voici néanmoins un petit palmarès des attitudes de champion à adopter dans le cas de plantage absolu, histoire de rester cool jusqu’au bout.

  • Prendre un air de réfl exion intense,

secouer une Magic 8 Ball et cocher avec conviction la réponse obtenue, tout en regardant le prof dans les yeux ;

  • Même conseil que précédemment,

mais avec un pendule ;

  • Dès que le professeur vous remet la

copie d’examen, mangez la ;

  • Venir en examen complètement

saoul (complètement saoul = pleurer en réclamant sa mère à un moment donné) ;

  • Si un chargé de cours vous surveille,

lui poser discrètement une question avec un billet de 50 $ dans la main.
Pour un professeur, mettre un 0 supplémentaire au montant. Si le professeur possède une chaire de recherche, 1000 $ est un minimum… ;

  • Pour un maximum de classe, rendre

l’examen après seulement 25 minutes, le nez levé, avec une bouteille de champagne à la main ;

  • Quelques minutes après le début de

l’examen, courrez depuis le fond de la salle jusqu’au bureau du surveillant en haletant « Ils m’ont trouvé, je dois quitter le pays ! » et partez.

Sur ce, courage, la session est déjà rendue à sa moitié. Pour vous remontez le moral, mettez la musique The Final Countdown en vous rapellant que les horaires des examens finaux sont déjà sortis !




*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.

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