Logo Le Polyscope
De toute façon, on est les meilleurs depuis 1967.

Comme une subtile odeur de whisky…

Enfin libre ! Dernier examen intra complété mercredi dernier. Je renais, vois à nouveau le jour et la lumière du soleil ! Tout paraît plus beau maintenant. La dernière fois que j’avais mis les pieds dehors, il faisait chaud, les feuilles jaunissaient à peine, et la neige était bien loin… Même la page éditoriale du journal, qui ferait frémir les plus vaillants écrivains avec ses 1200 mots hebdomadaires, me paraît des plus attrayantes après cette semaine d’intras qui s’est étirée un bon mois au plus bas mot.

Mais le numéro 9 du Polyscope n’est pas seulement synonyme de pur plaisir chez son rédacteur en chef. Il annonce aussi une triste réalité quasi saisonnale que les collaborateurs, photographes, lecteurs et amateurs de sensations fortes redoutent à chaque session : après de longues nuits blanches à s’épuiser les yeux sur un écran des plus brillants, suite à des doigts écorchés par une correction des plus guerrières à la traque des anglicismes et des fautes de grammaire, sans oublier les inombrables écorchures et coupures reliées à la distribution du journal, il est temps de dire adieu aux éditions régulières de votre journal préféré…
le temps de la fin de session !
Sitôt la page 16 refermée, je vous donne rendez-vous dans deux semaines pour la sortie du numéro spécial du Polyscope ! Plus un mot, c’est à surveillez dans les racks à journaux sitôt les révisions d’examens finaux débutées.

Dossier indépendance Cela peut paraître choquant au premier abord, un peu comme Christina Hendricks dans la série Mad Men, mais le Polyscope présente cette semaine, après un travail de réflexion étalé sur plusieurs mois, un dossier spécial sur l’indépendance.
Pourquoi l’indépendance ? Pour une petite histoire qui m’est arrivé en mars dernier à Prague. Mise en contexte. Kirsty, une de mes colocataires, Écossaise et bonne vivante, fait venir de Glasgow deux de ses amies pour une petite semaine en République Tchèque. Tandis que je passe la soirée à siroter religieusement une (lire ici de nombreuses) Pilner, accoté au pub du quartier, mes Écossaises sont parties pour une nuit de folle de perdition. Pour ma part, retour au calme à la résidence, où mon lit confortable m’attend bien gentiment.
Au réveil : surprise !

Un oeil s’ouvre, puis l’autre, et c’est une subtile odeur de whisky qui m’envahit les narines. Un coup d’oeil par terre confirme mes soupçons : les trois Écossaises, complètement imbibées d’alcool, se partagent un matelas au pied de mon lit, les unes sur les autres, avec pour couverture deux serviettes de bain…
Magique.

Néanmoins, ce fut le préambule à une belle amitié qui m’amena souvent à parler de l’Écosse avec elle, et l’aspect de l’indépendance de son pays s’initia peu à peu dans la conversation.
À l’époque, un référendum devait être proposé à la population, en vue de faire de l’Écosse un pays indépendant vis-à-vis du Royaume-Uni.

En tant que journaliste, nous nous devons de reporter l’information, de la décrypter et de la transmettre. De plus, un autre rôle qui lie le journaliste aux lecteurs est celui d’anticiper sur l’actualité. Ainsi, c’est avec plaisir que nous vous proposons cette semaine le dernier dossier de la session, dressant de manière générale un tableau de l’indépendance à travers le monde.

Mot de la fin : après une session passée en tant que rédacteur en chef, je ne peux que lever mon pouce vainqueur devant le travail accompli par tous les collaborateurs du Polyscope, rédacteurs, photographes, correcteurs et monteurs. Bravo !
Image article Comme une subtile odeur de whisky… 1149




*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.