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The Social Network : Une version incomplète des origines de Facebook

Le jour de la sortie du film The Social Network, Mark Zuckerberg, le fondateur et PDG de Facebook a fait une déclaration lors de son passage à l’emission Oprah: Il allait faire un don de 100$ millions aux écoles publiques de la ville de Newark au New Jersey. En 1995, les écoles de Newark avaient officiellement été déclarées défaillantes par l’état et le système d’éducation avait besoin de restructuration. Peu de gens ont questionné la nécessité de son geste mais plusieurs ont questionné ses motifs et la coïncidence de date entre la déclaration et la sortie du film. Le geste altruiste plutôt flatteur à l’image de Mr. Zuckerberg semblait être une sorte de réparation d’avance aux dommages que le film allait lui causer. En effet, lorsque le film est sorti, plusieurs ont critiqué la représentation de Mark Zuckerberg dans le film. Lubos Motl sur son blog The Reference Frame a écrit:
« Le seul visionnement de la bande annonce est suffisant pour voir que le fondateur principal, Mark Zuckerberg, sera présenté comme un salaud. »

Mark Zuckerberg lui même a signalé son mécontentement en disant qu’il n’irait pas voir le film. Malgré ces cris de mécontentement et le sentiment général des critiques que le film pourrait causer des dommages à l’image de Facebook et de ses fondateurs, ceci n’est pas le cas.
Au contraire, le film glorifie le site et ses débuts en omettant certains faits dommageables à la réputation de Mark Zuckerberg et Facebook.

Le conflit Winklevoss-Zuckerberg

Si le but du film était de questionner le leadership de Mark Zuckerberg ou de créer un nouveau débat autour la légitimité des débuts de Facebook, certains évènements qui ont eu lieu en mai 2004 à Harvard auraient du êtres présentés. Peu de temps après que Mark Zuckerberg ait fondé TheFacebook.com en février 2004 lorsqu’il était étudiant à Harvard, trois autres élèves ont accusé Zuckerberg de leur avoir volé leur idée de réseau social. Les trois élèves étaient les deux frères Winklevoss et leur partenaire d’affaires Divya Narenda.
Cet évènement est montré dans le film The Social Network mais certaines spécifications ont été omises. Le film ne mentionne pas que les Winklevoss ont approché le Crimson, le journal étudiant de Harvard, et ont fait paraître un article qui présentait leurs accusations contre Mark Zuckerberg.
En voyant l’article dans le Crimson qui l’accusait de vol de propriété intellectuelle, Zuckerberg a voulu en savoir plus sur les échanges entre les Winklevoss et l’administration du journal étudiant.

Le Havard Crimson hacké

Pour obtenir ces informations additionelles, les comptes de courriel des chroniqueurs du Crimson étaient des cibles parfaites. D’après le site web BusinessInsider.com, en 2004, Zuckerberg a utilisé un registre des ouvertures de sessions échouées de TheFacebook.com pour trouver les mots de passe des comptes de courriel des chroniqueurs du Crimson de Harvard.
Il a ensuite illégalement accédé aux comptes de deux chroniqueurs du Harvard Crimson pour lire les échanges qu’ils avaient eu avec les frères Winklevoss. D’après Kevin Bangston, un avocat que BusinessInsider.com a rencontré en entrevue, le geste duquel Zuckerberg est accusé est une offense qui enfreint les lois qui protègent la confidentialité des internautes et qui contrôlent la fraude informatique. Ce fait seul était infiniment plus dommageable à la réputation de Zuckerberg que toutes les autres informations inclues dans le film.

En fin de compte, malgré ce que certains commentateurs affirmaient, The Social Network n’était pas une importante remise en question du caractère de Mark Zuckerberg et de sa capacité à diriger Facebook. Les faits présentés dans le film étaient une version diluée des évènements qui se sont produits lors du conflit légal entre les Winklevoss et Zuckerberg.
Le film aurait commencé un débat plus intense si tous les faits avaient été inclus.

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*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.

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