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Coin Otaku : Petite culotte, Bas-Collant et Jarretière

«Panty and Stocking with Garterbelt » : c’est comme les « Powerpuff Girls » (« Les Super Nanas », en version française), mais avec plus sexe. Je veux dire, beaucoup plus de sexe, et un humour qui dépasse rarement le bord du bol de toilette, excepté quand il déborde.

Les protagonistes : deux anges déchus, les soeurs Panty et Stocking, vivant à Daten City (nom contenant un jeu de mot que seuls les Japonais peuvent comprendre, mais en gros, datenshi veut dire « ange déchu »).
Panty a pour objectif de coucher avec 1000 hommes avant de retourner au ciel, alors que Stocking se consacre à la recherche et à la dégustation des meilleurs desserts sur terre.
Pour retrouver leurs ailes et rentrer au paradis, elles doivent ramasser un nombre suffisant de pièces de monnaie divines en combattant des monstres appelés « Ghosts », nés des regrets ou des souffrances humaines.

À titre d’exemple, le premier épisode nous présente un « Ghost »
géant constitué d’excréments, né du ressentiment d’un plombier mort à cause d’une fosse sceptique. C’est aussi classe que ça en a l’air, et si ça vous dégoûte, je ne vous conseille pas de vous rendre jusqu’à l’épisode impliquant des crottes de nez.

On peut se demander comment ces deux mignonnes arrivent à vaincre d’aussi vilaines créatures : tout simplement en transformant leurs sousvêtements en armes de destruction massive. Si vous êtes un peu familier avec le genre anime, vous avez sûrement déjà vu une de ces séquences de transformation qui rendent un peu épileptique, où les héros se transforment en surhommes aux gros muscles en métal et où les filles restent à peu près pareilles, mais avec moins de vêtements. Hé bien, dans « Panty and Stocking », c’est la même chose, mais avec l’ajout aléatoire d’un poteau, autour duquel elles enlèvent leurs sousvêtements sur fond de musique pop et lumières de discothèque.

Ce n’est déjà pas mal, mais ça ne s’arrête pas là ; un des éléments les plus controversés de cette série est sans aucun doute le personnage de Garterbelt. Ce prêtre afro-américain joue un rôle de mentor pour ces anges dévergondés, en plus d’apprécier les jeunes garçons, au grand dam de Brief, un admirateur inconditionnel de Panty.

Avis aux amis des animaux et autres coeurs sensibles : les soeurs ont un chien nommé Chuck, qui doit être une réincarnation de Chuck Norris par sa capacité à ne pas mourir malgré les coups, explosions et autres absurdités qui peuvent lui tomber dessus. Je préfère le mentionner, puisque la maltraitance envers les animaux s’ajoute à la liste de « choses pouvant offenser des gens », et que j’essaie de tenir un inventaire. Je devrais probablement aussi glisser un mot sur les antagonistes de cette série, Scanty et Kneesocks, les rivales démoniaques des « bitchy angels », comme le dirait Garterbelt.
Filles de Corset, le mystérieux maire de Daten City, les démones à la peau rouges tentent par tous les moyens possibles de vaincre Panty et Stocking. Leur relation semble également un peu plus intense que simples soeurs jumelles.
Twincest, ça vous dit quelque chose ?
Dans un cas comme dans l’autre, tant mieux pour vous.

Vous l’avez peut-être compris,
« Panty and Stocking with Garterbelt »
est une parodie, une blague à grande échelle prenant pour cible les dessins animés. Jamais emmerdant, toujours immoral : si vous faites encore partie de ceux qui pensez que les cartoons sont pour les enfants, cette série a de quoi vous ouvrir les yeux (mais elle peut aussi vous faire vomir, au choix). On ne peut que féliciter le studio d’animation Gainax (célèbre pour la série Neon Genesis Evangelion) d’être allé si loin dans la crasse et le politiquement incorrect.
Ça se regarde tranquille, un épisode à la fois, sans famille mais toujours avec plaisir. Si votre cerveau a besoin d’une pause entre deux blocs d’étude, c’est l’idéal. Les connaisseurs apprécieront les références subtiles, mais au final, on monte tous dans le train de la stupidité et de l’innuendo, les blagues à caractère sexuel, et on se rend jusqu’au dernier épisode débouchant sur le plus absurde retournement de situation jamais créé.

Série : Panty and Stocking with

Garterbelt

Studio: Gainax

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Nombre d’épisodes : 13

Mots-clés : Cinéma (60)



*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.

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