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Polytechnique combat le cannibalisme international

Par Julie Beaulieu

Des travaux majeurs annoncés à tous les étudiants et au personnel enseignant de l’École Polytechnique de Montréal permettront à l’établissement de rayonner encore une fois dans la sphère internationale, avec l’aide, entre autres, des panneaux solaires d’Esteban, la voiture solaire.

En effet, le Président-Directeur-Général de l’université à renommée internationale a annoncé lors de l’Assemblée Générale Annuelle du jeudi 11 novembre qu’il s’exaltait de pouvoir enfin inaugurer la première serre écoénergétique d’organes au monde. Cette première permettra aux cannibales assoiffés de sang de se rassasier sans faire de victimes inutiles et d’accidents diplomatiques.

Respect d’une promesse électorale

Le gouvernement Hapé avait mis la question de la montée de la disparition des touristes lors de leurs vacances à l’étranger dans les premières lignes de son plan d’action pour 2010. Les chiffres exorbitants faisaient monter une anxiété collective au sein de la population à un point tel que la première destination-touriste, soit la République Pavaneosoleil, s’est vue imposer un moratoire.
Pas plus d’un touriste par mois, à citoyenneté quoibécoise, n’a pu franchir la frontière, ce qui a réduit le taux de 120% des disparus par rapport au nombre total de touristes à 98%.

Combat d’un fl éau contemporain : le cannibalisme international

Munie d’un budget fédéral de plus de 22,4 milliards de dollars, L’École Polytechnique de Montréal s’est vue confier le mandat de réduire le cannibalisme féroce, cause de ces disparitions suspectes, symbole de la famine mondiale.

Pour accomplir cette mission patriotique, l’idée de la serre d’organes est ressortie du lot. Le projet s’est réalisé en concertation avec les départements de génie chimicomécanique, géoélectrique et infomédical de l’université, démontrant l’ouverture à la multidisciplinarité de cette nouvelle société des savoirs. Les professeurs Sharklozy, Einsanstein et Bud, coordonateurs du projet, ont monté une équipe de 2 étudiants au post-post-doctorat et 50 étudiants au baccalauréat en quête d’offres de service communautaire.

Une serre écologranosanguinoloéthiquemanononcorrecte

La serre est munie d’un système de récupération de l’eau de pluie acide pour l’entretien antibactérien de l’équipement, d’une hydrolienne fonctionnant sous la force des ruisseaux de rue et le système électrique de l’irrigation des organes pourra être alimenté grâce à l’activation neutronique des déchets de la couche limoneuse du sol. Les cellules photovoltaïques des coques d’Esteban III et IV ont pu être récupérées pour le toit de la bâtisse de grande envergure d’une surface exceptionnelle de 18’ par 12’ qui est annexée à la cafétéria du Pavillon Principal. Des rangées de coeurs synthétiques, reins, cuisses, rates et foies ont déjà été mises en place sur les moules tridimensionnels en biocomposites composés de nanocellulose, matériau neutre pour l’émission des gaz à effet de serre, extrait d’une ressource première locale. Le système sanguin irrigant les organes en éléments nutritifs synthétiques permet le recyclage des hématies et du plasma. De plus, le réseau sanitaire des égouts a été rattaché à un bioréacteur pour récupérer le méthane et ainsi chauffer la serre en permanence avec le travail d’étudiants : aucune énergie perdue!


De plus beaux lendemains sécuritaires…

Cette innovation originale permet d’assurer une sécurité pour le tourisme international. Ainsi, il sera dorénavant recommandé par la Croix-Sang d’inclure dans votre trousse de premiers soins une langue scellée sous vide ou encore du gras de cuisse nourri par des polymères vivants. Une annonce de la part du gouvernement Hapé quant à la fin du moratoire sur le nombre de touristes pouvant accéder aux plages paradisiaques de la République Pavaneosoleil devrait être livrée sous peu.

La réalisation de cette serre d’organes permet de considérer l’éventualité d’étendre la déforestation urbaine à toute la province du Quoibec, domaine de la forêt boréale, afin de produire une culture intensive des organes issus de la culture cellulaire. Ce danger quant à la menace de nos ressources premières ne doit pas nous faire oublier que nous avons besoin de nous nourrir, mais aussi de respirer, ce qui est possible en partie grâce à la végétation terrestre.

Argent…

Aucune retombée économique positive n’est à envisager, sinon la survie des payeurs de taxes. Polytechnique déplore d’ailleurs le sous-financement pour ce genre de questions vitales. Pour l’instant, une entente officielle a été conclue avec le peuple des îles Les Markisis pour la distribution des organes de première qualité, certifiés bioécoénergétiques dans une perspective de développement durable et de respect de la biodiversité et des différences et des points de vue et de l’environnement et de la planète et même des goûts culinaires de nos chers amis, les cannibales féroces.

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*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.