Logo Le Polyscope
De toute façon, on est les meilleurs depuis 1967.

L’UdeM tremble…

L’activiste Julian Assange est de retour sur la scène internationale.
Après avoir essuyé une défaite pour sa demande d’immigration en Suède, le voila qui tente sa chance au Canada, et plus particulièrement à Montréal.

Les Warlogs avaient fait parler d’eux comme étant la plus grande fuite de documents sensibles, publiés à travers les grands tirages mondiaux (The New York Times, The Guardian, Le Monde, Der Spiegel…) voila que le justicier de la liberté d’expression refait surface avec une autre révélation fracassante.
Conformément à sa tradition de ne rien publier par soi même, Wikileaks a délégué la besogne aux divers médias universitaires anglophones de Montréal, The McGill Daily et le Délit Français de McGill figurant en tête de liste.

Après de longues investigations, Julian Assange proclame avoir mis au grand jour les archives secrètes du Polyscope, gardées à l’abri des regards indiscrets depuis maintenant 44 années. Et cela dans le but de faire triompher la vérité, dans un pur but humaniste, en levant toutes les barrières de la transparence intellectuelle.

C’est donc un ensemble de pdf des plus sulfureux que l’on peut maintenant consulter pour le plus grand plaisir du voyeuriste caché en chacun de nous. Au programme, les numéros interdits à la publication, des articles tant polémiques qu’ils furent directement remisés aux archives frigorifiées de l’École Polytechnique, les tractations gardées silencieuses sur le rachat de l’Université de Montréal par SNC Lavalin, mais aussi les secrets sur le recrutement des cheerleaders des Carabins

Julian Assange ne s’arrête pas là. Sitôt ces précieuses archives rendues publics, il a réussi à dévoiler les archives de négatifs et de diapositives de Polyphoto, regroupant la mémoire visuelle des presque 40 dernières années de Polytechnique. C’est donc un coup dur pour le comité, qui se voit couper l’herbe sous le pied à la veille de son 40ème anniversaire d’existence et qui comptait dévoiler au public son travail titanesque de numérisation de négatifs et de diapositives débuté il y a trois ans maintenant.

De nombreux épisodes obscurs de l’histoire universitaire de la colline sont donc maintenant disponibles. Citons le triste souvenir de la mise aux enchères des pantalons des directeurs du campus de l’UdeM, dont un exemplaire a été rendu public très tôt cette semaine et qui fait déjà le tour des médias.

Néanmoins, les actions perpétrées par Julian Assange ne semblent pas relever du sentiment d’altruisme le plus profond. En effet, on apprend à l’heure actuelle que le dissident australien, en plus de faire une demande d’asile politique auprès du gouvernement canadien, courtiserait l’Université McGill. On peut ainsi comprendre pourquoi les journaux The McGill Daily et le Délit Français furent les premiers à être mis au courant, tandis que la faculté de journalisme mcgilloise se voit targuer d’un nouveau en Assange, les rumeurs parlent même d’une récompense allant jusqu’au doctorat honoris causae pour service rendus à McGill contre son éternelle rivale, l’Université de Montréal…

Image article L’UdeM tremble… 845




*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.