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Diva Cop

Diva Cop est un groupe de musique expérimental qui apprécie les petites choses de la vie: Transcender le temps, le cinéma haute vitesse et la nouvelle vague musicale. Le Quartier Ivre les a rencontrés en entrevue pour tenter de démystifier leur musique.

Bonjour Diva Cop et merci d’accorder cette entrevue au Quartier Ivre. Quel genre de band êtes-vous ?

Hervé: On est comme la police sexy du rock new wave.
Nadim: Ouais, la Police sexy du rock new wave nous décrit bien.

Quartier Ivre : Si vous êtes new wave, qu’est-ce qui vous différentie du rock wave ?

Hervé: Toute la musique traditionnelle genre Bon Jovi et Van Halen. Nous on va voir plus loin que ça.
Nadim: On fait un genre de folk du futur mais on le fait maintenant: de la musique folklorique du futur.
Hervé: Dans l’avenir, les gens vont jouer de la musique comme Diva Cop et ils vont se dire que c’est comme du folk. C’est comme les racines de la musique qui va jouer dans ce temps là. Tout va être du électro accoustique et du beat comme ça.

Q.I. : Comment savez-vous ce qui se produira dans le futur? Avez-vous voyagé dans le temps ?

Nadim: Pas moi.
Chaz: Moi j’y suis allé. «Chaz has gone to the future. I think he’s been everywhere».

Q.I. : Si vous pouviez remplacer la musique d’un film déjà existant par votre musique, quel film choisiriez-vous et pourquoi ?

Nadim: Vu que c’est la nouvelle vague, ya rien que… que… tsé ça serait un film new wave.

Q.I. : Genre un film de surf ?

Hervé: Non. Ça serait genre un film avec beaucoup d’images. Genre jamais de photos qui restent longtemps. À chaque seconde, il y aurait au moins 24 images.
Nadim: Au moins.
Chaz: Pourquoi pas genre 10 000 images par seconde?
Hervé: Ça va pas assez vite, ça serait trop long à faire. Ça serait un film vraiment efficace.
Comme un film qui dure environ 4 secondes mais qui a f**king beaucoup d’images. Comme ça le film serait accessible à tout le monde.
Chaz: Tu rentres dans le temps en faisant ça. Je pense que c’est ca notre musique: rentrer dans le temps.
«Compressed time».
Hervé: C’est comme la pulpe du temps.

Q.I. : Aujourd’hui ça fait plusieurs albums live que vous avez enregistré. Votre 1er album live doit être pas mal fétiche pour vous non ?

Nadim: Ben oui!

Q.I. : Voici maintenant la 2e partie de la question: Si quelqu’un vous offrait un paquet de 1000 Marlboros contre les droits d’auteur de cet album, accepteriez vous l’échange
?

Hervé: En réalité, on n’est pas capitalistes.
Notre musique appartient à tout le monde.
Chaz: Ouais, s’ils veulent nous donner des cigarettes, ils peuvent, mais l’album va être gratuit de toute façon. L’album est déja disponible sur l’internet.

Q.I. : Quel genre de personne aimerait votre musique ?

Chaz: Tout le monde. Des gens hum… avec des oreilles…
Nadim: Les gens qui sont capables de transcender le temps je crois.

Q.I. : Qu’est ce que tu veux dire par transcender le temps ?
Hervé: Ça veut dire que tu peux t’arrêter dans l’espace et dans le temps. C’est des gens qui sont capables de juste écouter les sons pis… C’est que leur esprit sort de leur corps. C’est comme ce que je disait tantôt: notre musique c’est comme la pulpe du temps. C’est c o m m e l’essence des ambiances qui passent constamment.
Chaz: C’est 10 000 frames par seconde.

Hervé: C’est ça l’image qu’il faut que tu ailles quand t ’ é c o u t e s Diva Cop.
C’est pas genre hum… ça va me divertir ou quelquechose… C’est vraiment hum… de la méditation tu sais ?
Nadim: C’est ça. Les personnes qui sont prêtes à apprécier Diva Cop c’est ceux qui sont prêts à écouter de la musique pas juste pour se distraire mais vraiment pour vivre une expérience.
Hervé: Des gens qui sont pas trop utilitaristes non plus. Ça sert à rien Diva Cop, on se le cachera pas.

Q.I. : Ah ouais ?
Nadim: D’un point de vue purement utilitariste, ça sert à rien.

Hervé: Tu vas pas faire d’argent avec ça.
C’est juste que tu vas te sentir d’une certaine manière pendant le temps que t’écoutes la chanson ce qui est le but de toute la musique je pense.
Chaz: «The point of music is to transcend time».
Nadim: «… and space.»
Hervé: «Space sucks. Except outer space!
Outer space is cool.»

Q.I. : Si quelqu’un vous offrait une indienne contre les droits d’auteur de votre premier album, accepteriez vous ?

Nadim: Est tu chix ou pas ? HAHAHA !

Q.I. : Non, je veux dire une cigarette…

Nadim: Ahh ok. Ben ce qu’on fait, c’est juste produire des sons. On les envoie dans l’espace internet.
Chaz: En fait, ça nous coûte pas grand chose les produire ces sons.
Nadim: On chie des tounes. On chie plein de sons pis on fait juste les mettre ensemble pis exprimer ce qui se passe dans l’au-delà pis dans le futur à travers ces sons.

Pendant l’entrevue, le coloc de Hervé a passé dans la chambre ou l’entrevue se passait. Ce coloc avait déja contribué à la musique de Diva Cop. Avec Diva Cop, à chaque semaine, il y a de nouveaux contributeurs et Diva Cop les surnomme affectueusement les «Jizzin’ Jazz Bandits
».

Q.I. : C’est quoi les Jizzin’ Jazz Bandits
?

Chaz: Les Jizzin’ Jazz Bandits c’est tout le monde qui fait partie de l’âme Diva Cop pis qui a un microphone à côté d’eux.
Hervé: C’est tout le monde à part le noyau ou le triangle central Diva Cop.
Nadim: C’est parce qu’on fait de la musique triangulaire.
Hervé: Pis avec ça, ya toutes les possibilités géométriques qui entourent le triangle Diva Cop. Les Jizzin’ Jazz bandits c’est la représentation humaine des géométries possibles.
Chaz: L’affaire c’est qu’on essaie toujours d’avoir un roulement. Ya toujours des nouveaux bandits.

Q.I. : Comme le IGA ?

Chaz: Ouais comme les supermarchés. Effectivement.
Nadim: On est comme un supermarché à bandits du jazz.

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*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.