Logo Le Polyscope
De toute façon, on est les meilleurs depuis 1967.

M pour Moustache

Il existe, dans le saint univers des choses mâles, une triade de mois dédiés à tout ce qui touche de près ou de loin la testostérone : Movember, Decembeard et Manuary.
Brillants personnages que vous êtes, vous avez probablement déduit qu’il s’agit des versions poilues des mois novembre, décembre et janvier.
Movember, mot-valise entre moustache et November, est certainement le plus connu des 3 : en effet, au-delà d’être le mois de la moustache imposante, il s’agit officieusement du mois lié à la lutte contre le cancer de la prostate. Si, dans la majorité de mes chroniques, je me lance souvent dans la satire et l’ironie, là, on traite d’un sujet sérieux.

Comment célébrer Movember ?
La tradition (bon, qui date de 1999, faut bien commencer quelque part)
veut que l’on se fasse pousser une moustache. Dès 2004, des organismes caritatifs australiens commencèrent à utiliser cette nouvelle tendance fashion afin de ramasser des fonds pour la recherche et la sensibilisation au cancer de la prostate. Depuis, l’idée s’est disséminée un peu partout dans le monde. Fin de la petite histoire.
À Poly, j’étais agréablement surpris d’apprendre qu’un étudiant, Étienne Piché, s’occupe déjà du dossier et organise un moustache-o-thon. Si ce genre d’activité vous intéresse (financer la lutte contre le cancer de la prostate, ou simplement avoir l’air classe avec une moustache luxuriante en plein milieu de la face), je vous conseille vivement de contacter Étienne. Personnellement, je vois difficilement comment contribuer à cette cause puisse être plus mâle que ça.

Le style

Pour ceux qui seraient hésitants à participer, prenez ceci en compte. La moustache, portée avec noblesse, c’est probablement le comble du raffinement pour tout homme qui se respecte. Vous pourriez théoriquement éructer votre vie au souper du 60e anniversaire de mariage de vos grands-parents et pas une âme sensible ne viendrait objecter, trop impressionnée par la moustache virile sous votre pif. Une bonne moustache agrémente toute activité mâle en lui ajoutant ce petit feel « old school » : Déguster du scotch, chasser le lion en safari, déraciner des arbres à mains nues, ce ne sont pas les activités qui manquent.

Et pour ceux qui hésitent sur le style de moustache, voici, en exclusivité, les moustaches les mieux cotées par les chroniques barbares.
Pour ceux qui cherchaient le lien avec l’halloween dans ma chronique, bah, si vous manquez d’idées, déguisezvous en moustaches. Pas que ça à faire, moi, coller à une thématique.

La « Lemmy Kilmister »

Cette imposante pièce de poil en fer à cheval est peu loquace. Elle connaît une seule phrase : « Apporte moi la bouteille de Jack, pis fousmoi le camp ou je te crisse le feu ».
Stéréotype des motards comme des policiers rebelles, c’est sûr que cette moustache vous fait passer par la prison. Reste à savoir de quel côté des barreaux vous vous situerez. À privilégier si vous portez souvent a) un uniforme ou b) beaucoup de cuir.

La « Nietzsche »

Réveillez la bête en vous, ou du moins, l’air bête du philosophe. Cette moustache de l’Übermensch est parfaite pour ces soirées où le nihilisme relève de la distinction suprême. Vous pouvez sourire ou grimacer, le monstre hirsute qui réside entre votre lèvre supérieur et vos narines ne laisse entendre qu’un amer mépris pour votre interlocuteur.
Définitivement la moustache poker par excellence.

La « Daniel Day-Lewis »

La moustache pour ceux qui planifient un coup de pute, et qui veulent s’afficher comme un conspirateur de premier ordre. Vous aimez porter la cape et le haut-de-forme, et votre principal loisir est d’attacher les jeunes filles aux rails d’un chemin de fer. La dynamite vous excite, et rien ne vous met davantage d’entrain le matin que d’acquérir les actifs économiques d’un rival, surtout si ça implique la dynamite mentionnée précédemment.
Bref, cette moustache, c’est un peu la carte de membre de la ligue des enfoirés.

Album métal de la semaine

Titre : Ace of Spaces
Artiste : Motörhead
Genre : Heavy, vieux et malpropre
Année : 1980
Pour rester dans la thématique moustache, revenons 2 secondes à Lemmy Kilmister, le mec sur la première photo, qui est le bassiste de Motörhead.
L’album Ace of Spades sonne exactement comme la moustache de Lemmy: crasse, virile et avec l’impression systématique qu’elle nous envoie nous faire foutre. Du vieux Heavy Métal comme on l’aime, parfait pour l’excès de vitesse et la négligeance de toute notion de sécurité.

Image article M pour Moustache 791

Image article M pour Moustache 792

Image article M pour Moustache 793

Mots-clés : Chronique barbare (22)

Articles similaires

Ode aux dealers mexicains

4 février 2011

Je pense résolument qu’il est nécessaire de savoir bidouiller, triturer, trafiquer, rafistoler, bref, tomber dans le bon gros Do-It-Yourself, pour mériter ses épaulettes de gros barbare macho. Pour citer complètement hors contexte (parce que c’est ça l’essence du journalisme, après tout) ma professeure de Procédés de formage et d’assemblage : « Un homme, ça doit savoir souder. C’est une condition primordiale. » Bon, après ça, c’était peut être parodique, mais je m’en fous, je...

Voter chaos – Chronique d’un sauvage au 21e siècle

23 octobre 2009

Ah oui, petite note à ceux qui découvrent pour la première fois la Chronique Barbare du Polyscope. Ici, tout est évalué selon son niveau de barbarisme, de son potentiel de destruction à grande échelle et des chances qu’un individu aléatoire qualifie le concept en question de métal. À titre d’exemple, la barbe c’est bien, la moustache molle c’est mal et dompter un ours, c’est carrément thrastructif (synonyme « d’excellence »). La politique municipale, c’est un peu...

Un peu de débilité et de lecture : Porn For Women

19 mars 2010

(Le contenu de cet article peut contenir des traces d’ironie, de sarcasme et de provocations gratuites et absurdes. Mordez à l’hameçon à vos propres risques.) Les habitués de ma chronique seront sans doute surpris par le titre de ma chronique : aurais-je perdu ma vocation, si j’en suis rendu à aborder un des thèmes chers au féminisme ? Réjouissez-vous, lecteurs au chest poilu, le jour où je publierai un article capable de faire juter l’entièreté...




*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.

Dans la même catégorie

Je m’accuse de crime contre l’esthétisme

9 septembre 2011

Par Kévin Horton-Guay Une des choses que je hais le plus est de pelleter la neige. Pas pour des raisons d’effort, mais bien par principe. Une de mes grandes motivations à foncer dans ce monde est de le contempler. Le simple fait d’être un organisme qui est capable d’apprécier la beauté de l’univers me satisfait. Donc pour moi, ce qui distingue l’homme des autres animaux est cette capacité par sa raison et par l’analyse...

Sondage sur l’homosexualité à Polytechnique

3 novembre 2006

Vous vous souvenez peut être de la page de couverture satirique selon laquelle l’homosexualité frappait aussi les animaux (référence aux propos tenus par M. Fournier, président du conseil d’administration de Radio - Canada , le 17 septembre à la table de Guy Lepage). Cette première page avait déclenché plusieurs réactions, notamment d’incompréhensions. Nous avons donc décidé pour le grand retour du sondage de revenir sur cette question en vous demandant ce que vous en...

Poly³: Supportons la Hausse!

23 septembre 2011

Par Polycube Depuis déjà 5 années, le sujet est chaud, le sujet est délicat, le sujet est le théâtre de nombreuses discussions houleuses n’engendrant généralement que discorde et désaccord. Depuis déjà 5 années, un regroupement d’individus est conscient des réels problèmes de ce monde inconscient de la pléiade de problématiques diverses et fondamentales. Certes, la principale problématique dont il est question dans cette nouvelle est celle du pseudo-problème de la hausse des frais de...